Au cours de celle-ci :
Jalâl ad-Dawla s’empara de Baṣra et y dépêcha son fils al-ʿAzīz, qui y fit prononcer la khuṭba au nom de son père ; la khuṭba d’Abû Kâlijâr y fut dès lors interrompue cette année-là et la suivante. Par la suite, la ville fut reprise aux dépens de Jalâl ad-Dawla, son fils en fut expulsé et la khuṭba revint à Abû Kâlijâr.
Au cours de la même année :
Les Turcs se soulevèrent contre le roi Jalâl ad-Dawla en raison du retard de leurs soldes. Ils le chassèrent de sa demeure, le placèrent sous surveillance dans sa mosquée et firent sortir son harem. Il se rendit de nuit à la demeure du šarîf al-Murtaḍâ et s’y réfugia. Puis les Turcs se réconcilièrent avec lui, lui jurèrent écoute et obéissance, et il regagna sa maison. Les ʿayyârūn se multiplièrent à Bagdad, opprimant la population nuit et jour, dans le secret comme au grand jour.
Nul, parmi les habitants de l’Irak et du Khorassan, ne se rendit au ḥajj, l’insécurité des routes l’ayant empêché.
Parmi les notables décédés au cours de cette année :
Aḥmad ibn al-Ḥusayn ibn Aḥmad (1), Abû l-Ḥusayn le prédicateur, connu sous le nom d’Ibn as-Sammâk. Né en 330 de l’Hégire, il reçut l’enseignement de Ǧaʿfar al-Khuldî et d’autres. Il prêchait dans la grande mosquée al-Manṣûr et dans la mosquée al-Mahdî, s’exprimant selon la voie du taṣawwuf. Certains imâms l’ont critiqué et on l’accusa de mensonge. Il mourut cette année-là à l’âge de quatre-vingt-quatorze ans et fut inhumé à Bâb Ḥarb. Allah – Très-Haut – sait mieux.
Puis vint l’année 425 de l’Hégire.
Au cours de celle-ci :
Le sultan Masʿûd ibn Maḥmûd ibn Subuktagîn lança une expédition en Inde, conquit de nombreuses forteresses et, entre autres, assiégea une citadelle inexpugnable. Une vieille femme, sorcière aguerrie, sortit des remparts, prit un balai, l’humecta puis en aspergea le côté où campait l’armée musulmane. Cette nuit-là, le sultan Masʿûd fut pris d’un mal violent ; il leva le siège et, lorsqu’il se fut éloigné de la forteresse, recouvra complètement la santé et regagna Ġazna sain et sauf.
La même année :
Al-Basâsirî fut chargé de la protection du flanc occidental de Bagdad, tant l’affaire des ʿayyârūn s’était aggravée et leurs méfaits, multipliés.
Toujours cette année-là :
Sinân ibn Sayf ad-Dawla ʿArîb ibn Muḥammad ibn Maʿân accéda au pouvoir à la mort de son père. Il se rendit auprès de son oncle Qarwâš, qui le confirma et l’aida à stabiliser ses affaires.
Et, au cours de la même année :
Le roi des Byzantins, Armanûs, mourut ; après lui, un homme n’appartenant pas à leur lignée royale monta sur le trône, et il avait