Asad ad-Dawla
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Abû ʿAlî Ṣâliḥ b. Mirdâs b. Idrîs al-Kilâbî,
premier souverain de la dynastie des Banû Mirdâs à Alep. Il s’empara de la cité des mains du délégué d’az-Zâhir b. al-Ḥâkim al-ʿUbaydî, au mois de Dhû l-Ḥijja 417. Puis une puissante armée venue d’Égypte marcha contre lui ; le combat s’engagea et Asad ad-Dawla trouva la mort en 419. Son petit-fils Naṣr lui succéda.
[Au début de l’année 421]
Événements :
Décès du grand roi,
[du combattant, du ghâzî, conquérant des terres de l’Inde,]
Maḥmûd b. Subuktagîn – qu’Allah lui fasse miséricorde. Au mois de Rabîʿ al-Awwal de cette année, mourut le roi équitable, le guerrier du front de défense [gardien des frontières, soutien divin, victorieux, « Main Droite de l’État », Abû l-Qâsim Maḥmûd b. Subuktagîn, maître de Ghazna, possesseur de ces immenses royaumes, conquérant de la majeure partie de l’Inde par la force, briseur de leurs idoles, de leurs statues et de leurs fétiches
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brisés en éclats, dompteur de leurs armées, et souverain suprême incontesté]. Il avait langui près de deux ans sans jamais s’étendre sur une couche ni poser la tête sur un oreiller ; il dormait assis jusqu’à ce qu’il mourût ainsi, témoignage de sa bravoure, de sa fermeté et de la force de sa résolution. Il avait soixante ans. Il avait désigné son fils Muḥammad pour lui succéder ; mais, avant que son autorité ne s’affermît, son frère Masʿûd b. Maḥmûd le surprit
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et s’empara des royaumes de leur père, auxquels il ajouta ceux qu’il conquit lui-même des terres des infidèles, grandes ou petites bourgades. À la fin de l’année, ses États étaient stabilisés, à l’est comme à l’ouest de ces contrées, et des envoyés vinrent de toutes parts, de la part de chaque roi de vaillance, lui présenter hommages et marques de respect
[ainsi qu’une soumission entière].
La biographie de Maḥmûd viendra dans les nécrologies.
Au cours de cette même année :
Le détachement que le roi Maḥmûd avait envoyé en Inde s’empara de leur plus grande cité, appelée Narsa. Ils y pénétrèrent avec près de cent mille combattants, cavaliers et fantassins confondus, et pillèrent durant toute une journée le marché des parfums et des joyaux.
[Ils ne purent toutefois emporter tout ce qu’il contenait de sortes d’aromates, de musc, de gemmes, de perles et de rubis,]
car la plupart des habitants ne se rendirent compte de rien, tant la ville était vaste ; elle était, en effet, d’une grandeur extrême, longue et large chacune d’une étape de marche. Ils y prirent des richesses, des présents
[et du mobilier]
en quantité incommensurable et indescriptible.
On alla même jusqu’à dire qu’ils partagèrent l’or et l’argent au moyen de mesures. Jamais, avant ni après cette année, une armée musulmane n’avait atteint cette cité. [C’est l’une des villes d’Inde les plus riches et les plus prospères ;
on rapporte même qu’il n’existe pas de cité plus opulente en biens et en subsistance, malgré l’incroyance de ses habitants et leur adoration des idoles. Qu’ainsi le croyant se détourne des attraits de ce bas-monde.]