Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Mubārak al-Anmāṭī (1)
Il possédait une fortune considérable ; le jour de sa mort, il laissa trois cent mille dînars et ne laissa d’héritière qu’une unique fille à Bagdad, tandis que lui mourut en Égypte.

Abou al-Fawāris, fils de Bahā’ ad-Dawla (2)
C’était un tyran rebelle ; lorsqu’il s’enivrait, il infligeait à l’un de ses compagnons, ou même à son vizir, deux cents coups de fouet, après l’avoir fait jurer, sous peine de répudiation, qu’il ne pousserait pas un gémissement et n’en ferait part à personne. On rapporte que ses familiers l’empoisonnèrent ; lorsqu’il mourut, ils proclamèrent le cri d’allégeance à son frère Kâlîjâr.

Abou Muḥammad ibn Bābshādh, vizir de Kâlîjâr (3)
Muʿizz ad-Dawla le gratifia des surnoms suivants : Falak ad-Dawla, Sayyid al-Umma, Wazīr al-Wuzarāʾ, ʿImād al-Mulk. Il fut ensuite livré à Jalâl ad-Dawla, qui le fit emprisonner ; il mourut au cours de cette même année.

Abou ʿAbd Allâh al-Mutakallim (4)
Il mourut cette année-là ; c’est ainsi que je l’ai lu chez Ibn al-Jawzī, qui ne lui consacre qu’une notice succincte.

Ibn Ghalbūn (5)
Abou Muḥammad ʿAbd al-Muḥsin ibn Muḥammad ibn Aḥmad ibn Ghālib (6), originaire d’al-Shām puis de Ṣūr, était un poète accompli. Il laissa un dīwân de vers élégants et incisifs. Il composa un poème remarquable pour un dignitaire, puis le récita devant un autre chef surnommé Dhû al-Manqabatayn, y ajoutant un seul vers :

Toutes les vertus sont tiennes, tu portes en toi leurs mérites ;
Pourquoi donc te borner à n’en clamer que deux, laissant dans l’ombre tant de mérites ?

Le chef lui fit alors un présent généreux (7). On lui dit : « Ce poème n’a pourtant pas été composé pour lui. » Il répondit : « Ce seul vers vaut un poème entier. » Il a – qu’Allah Très-Haut lui fasse miséricorde – composé, au sujet d’un avare chez qui il avait logé :

Chez un avare je séjournai ; ma venue lui fut comme une cuisante faim ;
Et moi, je ressentais le même tourment, dévoré moi aussi par la faim. (8)

(1) al-Muntaẓam (8/37). (2) al-Muntaẓam (8/37), al-Kāmil fī al-Tārīkh (8/368). (3) al-Muntaẓam (8/37) dans lequel son nom apparaît : Abū Muhammad Bābshādh. (4) al-Muntaẓam (8/38). (5) Wafayāt al-Aʿyān (3/232), Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (17/400), al-Nujūm al-Zāhirah (4/269), Shudhurāt al-Dhahab (3/211). (6) Dans certaines copies figura : « Ibn Ghālib Ibn Ghalbūn », ce qui n’est pas correct en cette forme si le titre de la biographie est inscrit en premier, car le plus probable est que c’est Ghalbūn. C’est pourquoi l’imam al-Dhahabī a écrit en note marginale dans sa copie, après avoir écrit le nom Ghālib : « kh Ghalbūn », signifiant qu’il en est ainsi dans une autre copie. Il semble que l’auteur a rapporté cette biographie depuis Tārīkh Dimashq d’Ibn ʿAsākir (36/482‑485) et que la copie sur laquelle il s’est fondé comportait : « ... Ghālib Ibn Ghalbūn ». Dans ce cas, il faut forcément mettre une virgule entre « Ghālib » et « Ibn Ghalbūn » pour indiquer que l’on entend : « connu sous le nom d’Ibn Ghalbūn ». Voir aussi Tārīkh al-Islām (9/308) (Bashār). (7) Dans (B) : sunnite. (8) Dans (T) : de lui.
مبارك الأنْماطي (١) كان ذا مالٍ جزيلٍ، خلّف يوم توفي ثلاثمئة ألف دينار ولم يترك وارثًا سوى ابنةٍ واحدةٍ ببغداد، وكانت وفاته بمصر. أبو الفوارس بن بهاء الدولة (٢) كان ظالمًا ماردًا، إذا سكر يضرب الرجل من أصحابه أو وزيره مئتي مقرعة، بعدما يحلّفه بالطلاق أنّه لا يتأوّه، ولا يخبر بذلك أحدًا، فيقال: إنّ حواشيه سمُّوه، فلما مات نادوا بشعار أخيه كاليجار. أبو محمد بن بابشاذ، وزير كاليجار (٣) لقَّبَهُ معزّ الدولة، فلك الدولة، سيد الأمّة، وزير الوزراء، عماد الملك، ثمّ سُلّم [بعد ذلك] إلى جلال الدولة، فاعتقله، ومات في هذه السنة. أبو عبد اللَّه المتكلِّم (٤) توفي في هذه السنة، هكذا رأيت ابن الجوزي، ترجمه مختصرًا. ابن غَلْبُون (٥) أبو محمد، عبدُ المُحسن بن محمد بن أحمد بن غالب (٦) ، الشّاميُّ ثمّ الصّوريُّ، الشاعر المطبق، له ديوان شعر مليح بليغ كان قد نظم قصيدة بليغة في بعض الرؤساء ثمّ أنشدها لرئيس آخر اسمه: ذو المنقبتين، وزاد فيها بيتًا واحدًا فقال فيها: ولكَ المناقِبُ كُلُّها … فَلِمَ اقتصرْتَ على اثْنَتَينِ فأجازه جائزة حسنة (٧) ، فقيل له: إنَّها ليست فيك، فقال: إن هذا البيت وحده بقصيدة، وله -رحمه اللَّه تعالى- في بخيلٍ نَزَلَ عنده: وَأخ مَسَّهُ نُزُولي بِقَرْحٍ … مثل ما مسّني من (٨) الجوع قَرْحُ
(١) المنتظم (٨/ ٣٧). (٢) المنتظم (٨/ ٣٧)، الكامل في التاريخ (٨/ ٣٦٨). (٣) المنتظم (٨/ ٣٧) وفيه اسمه: أبو محمد بابشاذ. (٤) المنتظم (٨/ ٣٨). (٥) وفيات الأعيان (٣/ ٢٣٢)، سير أعلام النبلاء (١٧/ ٤٠٠)، النجوم الزاهرة (٤/ ٢٦٩)، شذرات الذهب (٣/ ٢١١). (٦) وقع في بعض النسخ: "بن غالب بن غلبون"، ولا يصح بهذه الصيغة إذا كتب في الأول عنوان الترجمة لأن غالبًا هو غلبون، ولذلك كتب الإمام الذهبي في حاشية نسخته بعد أن كتب اسم غالب "خ غلبون" أي هو كذلك في نسخة أخرى. والظاهر أن المصنف نقل هذه الترجمة من تاريخ دمشق لابن عساكر (٣٦/ ٤٨٢ - ٤٨٥) وأن النسخة التي اعتمدها كتب فيها نسبه:. . . غالب بن غلبون" وفي مثل هذه الحالة لعين وضع فاصلة بين "غالب" و"ابن غلبون" ليعرف أن المراد: المعروف بابن غلبون وينظر تاريخ الإسلام (٩/ ٣٠٨) (بشار). (٧) في (ب): سنية. (٨) في (ط): منه.

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