et il la dota d’une rente considérable ; elle subsista soixante-dix ans, puis fut incendiée à l’arrivée du roi Ṭughrul-Bek, en l’an quatre-cent-cinquante de l’Hégire, et se trouvait entre les deux enceintes.
Il gérait directement les affaires avec finesse [entretenant d’agréables relations], mais il relevait promptement ses agents [par crainte que l’orgueil et la démesure ne les gagnent].
Il décéda cette année-là, âgé d’environ quatre-vingt-dix ans.
ʿUthmân an-Naysâbûrî (1), al-Kharkûshî (2), le prédicateur.
Ibn al-Jawzî dit : « Il composa un livre de prédication compté parmi les ouvrages les plus remarquables, mais il renferme de nombreux ḥadiths fabriqués et des propos réprouvés. Il n’en demeurait pas moins un homme vertueux et pieux, jouissant d’un grand prestige auprès des califes et des rois. Le roi Maḥmûd b. Subuktakîn, lorsqu’il le voyait, se levait pour lui. Son quartier était un refuge où l’on se mettait à l’abri des injustes. Quand la mortalité s’abattit sur sa ville de Nîsâbûr, il lava les défunts, ceint d’un simple pagne, et pratiqua la toilette mortuaire d’environ dix mille personnes. Qu’Allâh le couvre de Sa miséricorde. »
Muḥammad b. al-Ḥasan b. Ṣālḥân (3), Abû Manṣûr, vizir de Sharaf ad-Dawla et également de Bahâʾ ad-Dawla.
C’était un vizir [sincère], habile dans la conduite des affaires, assidu à la prière, ponctuel quant à ses horaires ; il comblait de ses bienfaits les poètes et les savants. Il mourut à Bagdad, cette année-là, à l’âge de soixante-seize ans.
Le roi Sharaf ad-Dawla (4), Abû ʿAlî b. Bahâʾ ad-Dawla Abû Naṣr b. ʿAḍud ad-Dawla b. Bûyah ad-Daylamî, souverain de Bagdad et d’autres contrées, fut atteint d’une maladie aiguë dont il mourut le huit restant de Rabîʿ al-Ākhir, à l’âge de vingt-trois ans, trois mois et vingt-cinq jours.
ʿAlî b. Muḥammad at-Tihâmî (5), Abû l-Ḥasan, le poète : il possède un dîwân renommé et composa une élégie pour un de ses fils [décédé] en bas âge, dont le premier vers est :