On a rapporté qu’il était un menteur ; on dit même qu’il serait l’auteur du ḥadîth apocryphe concernant la Ṣalât ar-Raghāʾib (1).
– al-Qâsim b. Jaʿfar b. ʿAbd al-Wâḥid (2), Abû ʿUmar al-Hâshimî al-Baṣrî, qâḍî de Bassora. Il recueillit un grand nombre de récits et jouissait d’une entière confiance ; c’est lui qui transmit le « Sunan » d’Abû Dâwûd d’après Abû ʿAlî al-Luʾluʾî. Il mourut cette année-là, ayant dépassé quatre-vingt-dix ans.
– Muḥammad b. Aḥmad b. al-Ḥasan b. Yaḥyâ b. ʿAbd al-Jabbâr (3), Abû al-Faraj, qâḍî šâfiʿite, connu sous le nom d’Ibn Sumayka. Il transmit des ḥadîths d’al-Najjâd et d’autres maîtres et jouissait de la confiance générale. Il s’éteignit en Rabîʿ al-Awwal de la même année et fut inhumé au cimetière de Bâb Ḥarb.
– Muḥammad b. Aḥmad, Abû Jaʿfar an-Nasafî (4), sommité des ḥanafites de son époque. Il possédait une méthode propre dans la controverse et le débat juridique. Pauvre et détaché, il passa une nuit dans l’angoisse à cause de son indigence ; une question de fiqh qui lui demeurait obscure se clarifia soudain à son esprit. Il se mit alors à danser en répétant : « Où sont les rois et les fils de rois ? » Son épouse l’interrogea sur l’origine de cet état ; il l’en informa, et elle s’émerveilla de son intelligence. Il décéda en Šaʿbân de cette année.
– Hilâl b. Muḥammad b. Jaʿfar b. Saʿdân (5), Abû al-Fatḥ al-Ḥaffâr. Il entendit des ḥadîths d’Ismâʿîl aṣ-Ṣaffâr, d’al-Najjâd, d’Ibn as-Sammâk et d’Ibn aṣ-Ṣawwâf, et l’on avait foi en sa probité. Il mourut en Ṣafar de la même année, à l’âge de quatre-vingt-douze ans. Qu’Allâh – par Sa grâce – lui fasse miséricorde ainsi qu’à nous.
[Puis commença l’an quatre-cent-quinze]
Au cours de celle-ci, le vizir al-Maghribî contraignit un groupe de Turcs, de Muwalladûn, le šarîf al-Murtaḍâ, « Niẓâm al-Ḥaḍratayn » Abû al-Ḥasan az-Zaynabî, le qâḍî al-quḍât Abû al-Ḥasan b. Abî aš-Shawârib, ainsi que les témoins à se présenter.