et quelques mois. Il s’éteignit cette année à l’âge de soixante-douze ans ; la cause de son décès fut qu’il se soumit à une saignée ; son bras enfla au point qu’il rendit l’âme. Qu’Allāh – Très-Haut – lui fasse miséricorde.
– L’imâm, al-ḥāfiẓ ʿAbd al-Ghanī ibn Saʿīd ibn ʿAlī ibn Saʿīd ibn Bishr ibn Marwān ibn ʿAbd al-ʿAzīz, Abū Muḥammad al-Azdī, l’Égyptien. Spécialiste du ḥadīth et de toutes ses disciplines, il composa en la matière de nombreux ouvrages célèbres.
Abū ʿAbd Allāh aṣ-Ṣūrī, al-ḥāfiẓ, déclara : « Mes yeux n’ont jamais contemplé son pareil dans cette science ! » Al-Dāraquṭnī dit encore : « Je n’ai rien vu en Égypte qui égale ce jeune homme nommé ʿAbd al-Ghanī ; on eût dit une flamme ardente », puis il ne cessa d’amplifier son importance et d’élever sa renommée.
Al-ḥāfiẓ ʿAbd al-Ghanī rédigea un ouvrage recensant les erreurs d’al-Ḥākim ; lorsque ce dernier le lut, il se mit à le lire publiquement, reconnut à ʿAbd al-Ghanī son mérite, le remercia et se rétracta sur les points qu’il avait justement relevés. Qu’Allāh leur fasse à tous deux miséricorde.
Al-ḥāfiẓ ʿAbd al-Ghanī naquit l’avant-veille de la fin de Dhū al-Qiʿda de l’an 332 H et décéda en Ṣafar de cette année. Qu’Allāh – Exalté soit-Il – lui accorde Sa miséricorde.
– Muḥammad, fils du Commandeur des croyants al-Qādir bi-Llāh, connu sous la kunya Abū al-Faḍl. Son père l’avait désigné comme héritier ; des monnaies furent frappées à son nom, les orateurs prononcèrent la khuṭba à son profit sur les minbars et on le gratifia du laqab « al-Ghālib bi-Llāh ». Cependant, ce qui avait été projeté ne se réalisa pas ; il mourut cette année à l’âge de vingt-sept ans.
– Muḥammad ibn Ibrāhīm ibn Muḥammad ibn Yazīd, Abū al-Fath al-Bazzāz al-Ṭarṣūsī, surnommé Ibn al-Baṣrī. Il entendit un grand nombre de traditions auprès des shuyūkh ; aṣ-Ṣūrī recueillit de lui des ḥadiths à Bayt al-Maqdis lors de son séjour dans cette ville. C’était un homme digne de confiance et sûr. Qu’Allāh – Très-Haut – lui fasse miséricorde, ainsi qu’à nous tous.