ʿAbd Allâh ibn Muḥammad ibn ʿAbd Allâh ibn Ibrâhîm (1), Abû Muḥammad al-Asadî, plus connu sous le nom d’Ibn al-Akfânî, fut qâḍî al-quḍât de Bagdad. Il naquit en 316 de l’Hégire. Il transmit les ḥadîths du qâḍî al-Maḥâmilî, de Muḥammad ibn Makhlad, d’Ibn ʿUqda et d’autres encore ; al-Barqânî et al-Tanûkhî recueillirent à leur tour ses enseignements. On rapporte qu’il dépensa cent mille dinars pour les étudiants en sciences religieuses. Chaste, intègre, jaloux de son honneur, il s’éteignit cette année-là, à l’âge de quatre-vingt-cinq ans, après avoir exercé la magistrature quarante années, d’abord comme suppléant puis en toute indépendance. Qu’Allâh – qu’Il soit exalté – lui fasse miséricorde.
ʿAbd ar-Raḥmân ibn Muḥammad ibn Muḥammad ibn ʿAbd Allâh ibn Idrîs (2), Abû Saʿd al-Ḥâfiẓ, originaire d’Istrâbadh et connu sous le nom d’al-Idrîsî, voyagea pour la quête du ḥadîth et s’y consacra entièrement ; il écouta al-Aṣamm et bien d’autres. Il s’établit à Samarcande, où il composa une Histoire (4) qu’il soumit à ad-Dâraquṭnî, lequel l’apprécia. Il enseigna ensuite à Bagdad, où al-Azharî et al-Tanûkhî l’entendirent. C’était un transmetteur digne de confiance et doté d’une vaste mémoire. Qu’Allâh lui fasse miséricorde.
Abû Naṣr ʿAbd al-ʿAzîz ibn ʿUmar ibn Aḥmad ibn Nubâta al-Saʿdî (5) est le célèbre poète qui chanta les louanges de Sayf ad-Dawla ibn Ḥamdân ainsi que d’autres grands et vizirs. Sa poésie est réputée pour sa finesse et sa perfection. On lui doit, entre autres, ce distique maintes fois cité :
(AABB)
Celui que n’abat point le tranchant de l’épée,
Trouvera néanmoins sa fin, loin du fer de l’épée ;
Les voies vers la tombe sont nombreuses, mais l’arrêt reste unique,
Car la mort qui les scelle demeure unique, unique.
On lit encore, parmi ses vers :
(AABB)
Quand tu ne peux dompter ton farouche ennemi,
Flatte-le, plaisante ; le sourire désarme l’ennemi ;
Le feu, par l’eau pourtant contraire à son ardeur,
Donne la cuisson parfaite, bien que consumer soit son ardeur.