ʿUmar (1) et Ibn Abî Yaʿlâ.
Parmi les juges : Abû Muḥammad b. al-Akfânî (2), Abû al-Qâsim al-Ḥarîrî (3) et Abû al-ʿAbbâs b. al-Abîwardî (4).
Parmi les jurisconsultes : Abû Ḥâmid al-Isfarâʾînî (5), Abû Muḥammad (6) b. al-Kashfalî (7), Abû al-Ḥusayn al-Qudûrî (8), Abû ʿAbd Allâh al-Ṣîrî (9), Abû ʿAbd Allâh al-Bayḍâwî et Abû ʿAlî b. Hamkân (10).
Parmi les témoins : Abû al-Qâsim at-Tanûkhî (11), avec une foule nombreuse ; l’acte fut lu à Baṣra et nombre de personnes y apposèrent leur signature (12). Telle est la formulation rapportée par le shaykh Abû al-Faraj Ibn al-Jawzî (13).
Je dis : Parmi les indices prouvant que ces gens ne sont que des prétendants [menteurs], comme l’ont exposé ces maîtres érudits et éminents imâms, et qu’ils n’ont aucun lien de parenté avec ʿAlî [b. Abî Ṭâlib] ni avec Fâṭima, contrairement à leurs prétentions, figure la parole de ʿAbd Allâh b. ʿUmar adressée à al-Ḥusayn b. ʿAlî, lorsque celui-ci se disposait à entrer en Irak après que la masse des gens de Koufa lui eut écrit pour lui prêter serment d’allégeance.
Ibn ʿUmar lui dit : « Ne te rends pas auprès d’eux, car je crains qu’on ne te tue. Ton grand-père a été placé devant le choix entre ce bas monde et l’au-delà, et il a préféré l’au-delà à ce bas monde. Tu es une partie de lui, et, par Allâh, tu ne l’obtiendras pas, ni toi ni aucun membre de ta famille. »
Cette parole juste, authentique, sensée et parfaitement cohérente, émanant de ce noble Compagnon, implique qu’aucun membre de la Famille prophétique ne prendra en charge le califat, si ce n’est Muḥammad b. ʿAbd Allâh al-Mahdî, qui paraîtra à la fin des temps, au moment de la descente
(1) Muḥammad ibn Muḥammad ibn ʿUmar, Abū al-Ḥārith al-ʿAlawī, décédé en 403, sa notice biographique se trouve dans al-Muntaẓam (7/265).
(2) Ibn al-Akfānī, ʿAbd Allāh ibn Muḥammad ibn ʿAbd Allāh, Abū Muḥammad al-Asadī, sa notice sera donnée avec les décès de l'année 405.
(3) Dans al-Muntaẓam (7/256) : Abū al-Qāsim al-Kharzī.
(4) Dans al-Muntaẓam, il est erronément nommé al-Sūrī, alors qu'à l'origine c’était al-Siyūrī. Quant à Abū al-ʿAbbās al-Abyūrdī, c’est Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿAbd al-Raḥmān, sa notice sera donnée avec les décès de l'année 425.
(5) Aḥmad ibn Muḥammad ibn Aḥmad, sa notice sera donnée avec les décès de l'année 406.
(6) C’est ainsi que l’a désigné Ibn al-Jawzī à cet endroit dans al-Muntaẓam (7/256) et c’est de là que al-Dhahabī l’a rapporté dans Tārīkh al-Islām (9/11) ainsi qu’Ibn Kathīr ici. Sa notice apparaîtra dans les décès de l’année 414 de ce même ouvrage et il y sera nommé « Abū ʿAbd Allāh », ce qui est correct, comme l’a indiqué al-Khaṭībh dans son Tārīkh (8/678, édition critique), ainsi que lui-même Ibn al-Jawzī dans al-Muntaẓam (8/13) (Bashar).
(7) Dans l’édition, on lit « al-Kasfilī » avec un soun soudé désigné par le sīn isolé. C’est une erreur de transcription pour « al-Kusfilī » avec un ṣād. Ce nom dérive de « Kashfal », un village d’Amul au Tabaristān, comme l’a établi Abū Saʿd al-Samʿānī dans al-Anṣāb et confirmé par Ibn al-Athīr dans al-Lubāb (Bashar).
(8) Aḥmad ibn Muḥammad ibn Aḥmad, sa notice sera donnée avec les décès de l'année 428.
(9) al-Ḥusayn ibn ʿAlī ibn Muḥammad, sa notice sera donnée avec les décès de l'année 436.
(10) al-Ḥasan ibn al-Ḥusayn ibn Ḥamkān, sa notice sera donnée avec les décès de l'année 405.
(11) ʿAlī ibn al-Muḥassin ibn ʿAlī, sa notice sera donnée avec les décès de l'année 447.
(12) Ce document a été réécrit en 444 afin de confirmer la contestation (ṭaʿn) concernant la généalogie des Fatimides.
(13) al-Muntaẓam (7/255).