Dans les réunions des gens portés aux plaisirs et à la musique – qu’Allah Très-Haut lui fasse miséricorde. Il dit : « Son décès survint au mois de Rajab. »
Ibn Khallikân mentionne que, cette année-là ou la précédente, mourut Abû l-Fath(1) al-Bustî, le poète, à savoir ʿAlî b. Muḥammad b. al-Ḥusayn b. Yûsuf b. Muḥammad b. ʿAbd al-ʿAzîz, le secrétaire, auteur de la « Voie élégante » et du « Tajnîs » – « l’Anîs », « le Badîʿ at-Taʾsîs » et « al-Ḥadhâqa » –, maître du vers et de la prose ; nous l’avons déjà évoqué(2).
Parmi les maximes que lui rapporte Ibn Khallikân :
« Qui répare ce qui, chez lui, est corrompu, humilie son envieux.
Qui obéit à sa colère, perd sa bienséance.
Parmi les signes de la félicité de ta fortune, il y a que tu t’arrêtes à ta limite.
La mort se moque du vœu.
Le pot-de-vin est la corde des nécessités.
La borne de la chasteté, c’est l’agrément du strict suffisant. »
De sa poésie :
S’il agite ses plumes pour les lancer tel un javelot,
Il te fait oublier tout preux brandissant son javelot ;
Et si ses doigts effleurent la feuille légère de papier,
Les maîtres de l’écrit confessent, en secret, la magie de son papier.
Il a également composé – qu’Allah Très-Haut lui pardonne et lui remette ses fautes :
Si tu t’adresses à des gens pour nourrir leur loisir,
Évoquant passé et futur afin d’entretenir leur loisir ;
N’insiste pas sur un propos que leur nature veut proscrire,
Car elle s’emploie sans cesse à combattre ce qu’on veut proscrire.
[Puis commença l’an quatre-cent-deux.]
En Muḥarram [de cette année], Fakhru l-Mulk, le vizir, autorisa les Râfiḍa à accomplir l’innovation abominable et l’infamie manifeste(5) : lamentations, gémissements, pleurs, port de bure(6), fermeture des marchés du matin au soir, femmes circulant visage et tête découverts, se frappant les joues comme aux jours de l’ignorance archaïque [pour al-Ḥusayn b. ʿAlî]. Qu’Allah ne le récompense d’aucun bien pour la Sunna, [et qu’Il noircisse son visage le Jour du Jugement ; Il est, certes, Celui qui entend l’invocation].
En Rabîʿ al-Âkhir, al-Qâdir bi-Llāh ordonna de rebâtir la mosquée d’al-Kaff, dans la qâṭiʿat ad-Daqîq, et de la rendre meilleure qu’auparavant. L’ordre fut exécuté et elle fut ornée d’un décor extrêmement somptueux. [En vérité, nous appartenons à Allah et c’est vers Lui que nous retournons].