Son fils al-Murtadā le pleura dans un poème à la fois remarquable par sa beauté et puissant dans son propos et son ouverture. Il y déclare notamment :
« Que la paix de Dieu se perpétue au fil des nuits,
et que l’aube la conduise vers le soir,
sur la tombe de celui qui, issu de Luʾayy,
s’est attaché à la source de l’adoration et de la rectitude.
Un jeune homme qui ne s’est jamais abreuvé que de ce qui est licite,
et dont la seule subsistance n’était que ce qui est permis.
Jamais sa tunique ne fut entachée d’un péché,
et jamais sa main ne fut maculée d’une faute.
Il portait légèrement le fardeau des péchés,
et demeurait pur de tout acte répréhensible.
Dans toutes ses entreprises, il était poussé au plus haut niveau,
et l’on l’orientait vers le seuil de la réussite.
Il appartenait à ceux dont les cœurs
sont emplis du souvenir de Dieu de toutes parts,
avec des corps affermis par la piété aux yeux de ceux qui les observent,
et des croyances intactes et saines. »
Al-Ḥajjāj ibn Hurmuz, Abū Jaʿfar : il fut le représentant de Bahāʾ al-Dawla en Irak, qui l’envoyait combattre les Bédouins et les Kurdes. Il comptait parmi les principaux chefs sous le règne de ʿAḍud al-Dawla. Il possédait une grande expérience de la guerre, une haute considération, un courage remarquable, une ambition élevée et des avis judicieux.
Quand il quitta Bagdad en l’an trois cent quatre-vingt-douze (392) de l’hégire, de nombreux troubles et désordres y survinrent. Il mourut à Ahwāz cette même année, à l’âge de cent cinq ans.
Abū ʿAbd Allāh al-Qummī al-Miṣrī, le commerçant : il jouissait d’une immense fortune, dont la succession se chiffrait à plus d’un million de dinars en diverses formes de richesses. Il mourut en terre du Ḥijāz et fut inhumé dans la ville du Prophète, à proximité de la tombe de Ḥasan ibn ʿAlī — que la paix soit sur lui.
Abū al-Ḥusayn ibn al-Raffāʾ al-Muqriʾ, déjà mentionné, était doté d’une des voix les plus harmonieuses et d’une exécution vocale des plus délicates.