« Si elle s’exécute, tu seras le riche ; mais si elle s’y refuse… alors tout refus ultérieur sera largement excusé.
[Son décès (– qu'Allah lui fasse miséricorde –) survint à Ray cette année, et son cercueil fut transporté à Jurjân, où il fut inhumé](1).
[Puis débuta l’année trois cent quatre-vingt-treize]. Au cours de celle-ci, eut lieu la mort d’al-Ṭāʾiʿ li-llāh, comme nous le mentionnerons.
Cette même année, le chef des armées interdit aux chiites de se lamenter pour al-Ḥusayn le jour de ‘Âshûrâ’, et il empêcha également certains ignorants parmi les sunnites, à la Porte de Baṣra et à la Porte de Shaʿîr, de se lamenter pour Muṣʿab ibn al-Zubayr huit jours plus tard. Ainsi, les deux groupes s’abstinrent, [louange et grâce à Dieu](2).
Vers la fin de Muḥarram, Bahâ’ al-Dawlah destitua son vizir Abû Ghâlib Muḥammad ibn Khalaf et le frappa d’une amende de cent mille dînars qâsâniyya(3). Au début de Ṣafar, les prix grimpèrent considérablement à Bagdad ; le blé vint à manquer au point où l’on vendit le kurr à cent vingt dînars.
Cette année-là, le chef des armées se rendit à Sûrâ(4), et Sanad al-Dawlah(5) convoqua Abû al-Ḥusayn ʿAlî ibn Mazyad. Il lui imposa de payer quarante mille dînars par an, ce qu’il accepta et mit en place sur ses terres.
Durant cette même année, Abû al-ʿAbbâs al-Ḍabbî, vizir de Majd al-Dawlah ibn Fakhr al-Dawlah, s’enfuit de Ray et se réfugia auprès de Badr ibn Ḥasanawayh, qui l’honora. Par la suite, Abû ʿAlî al-Khaṭîr fut nommé vizir de Majd al-Dawlah.
La même année, le Ḥâkim ʿUbaydî nomma Abû Muḥammad al-Aswad pour gouverner Damas et les armées du Shâm. Puis il apprit qu’al-Aswad avait infligé un châtiment à un homme maghrébin pour avoir exprimé son amour envers Abû Bakr et ʿUmar (– qu'Allah soit satisfait de lui –), le promenant à travers la ville. Craignant les répercussions de cet acte, il envoya le chercher et le démit de son poste à Damas, par ruse et tromperie.