Voici l’histoire d’Elisée (اليسع). Dieu – Exalté soit-Il – l’a mentionné parmi les prophètes dans la sourate Al-An‘âm (verset 86) en ces termes : « Et Ismaël, et Elisée, et Jonas, et Loth ; et Nous les avons tous préférés aux mondes. »
Il est aussi cité dans la sourate Sâd, lorsque Dieu – Exalté soit-Il – dit : « Et rappelle Ismaël, Elisée et Dhou al-Kifl ; et tous faisaient partie des meilleurs » (verset 48).
Ishaq ibn Bishr Abou Houdhayfa rapporte : « Sa‘id nous a informés, d’après Qatâda, d’après Al-Hassan, qui a dit : “Après Élie (إلياس) vint Elisée (اليسع). Il demeura parmi les siens aussi longtemps que Dieu le voulut, les appelant à Lui, et demeurant fidèle à la voie et à la loi d’Élie, jusqu’à ce que Dieu – Exalté soit-Il – le rappelât à Lui. Puis leur succédèrent des gens corrompus. Les événements néfastes, les péchés et les tyrans s’y multiplièrent, et ils tuèrent les prophètes. Parmi eux se trouvait un roi despotique (1), rebelle et tyrannique. On dit que c’est à son égard que Dhou al-Kifl assuma la promesse, de sorte que s’il se repentait et revenait [à Dieu], il entrerait au paradis. C’est ainsi qu’il fut surnommé Dhou al-Kifl.” »
Mohammad ibn Ishaq dit : « Il s’agit d’Elisée fils d’Akhtoub. » Et le grand spécialiste Al-Hafiz Abou al-Qâsim ibn ‘Asâkir, dans la section de son “Histoire” consacrée à la lettre Yâ’, rapporte : « Elisée s’appelle Al-Asbât ibn ‘Adî ibn Choutlam ibn Éphraïm ibn Youssef ibn Ya‘qoub ibn Ishaq ibn Ibrahim l’Ami de Dieu. » On dit aussi qu’il était le cousin du prophète Élie. On raconte encore qu’il se serait caché avec lui sur le mont Qâssiyoun pour fuir le roi de Baalbek, puis qu’il l’y aurait accompagné. Lorsque Élie fut élevé [auprès de Dieu], Elisée lui succéda parmi son peuple et reçut la prophétie après lui. C’est ce qu’a rapporté ‘Abd al-Mun‘im ibn Idrîs (3), d’après son père, d’après Wahb ibn Munabbih, qui ajoute : « D’autres ont dit qu’Al-Asbât (4) se trouvait à Banias. »
Ibn ‘Asâkir cite ensuite ceux qui lisent « Al-Yasa‘ » en alourdissant ou en allégeant la prononciation, et ceux qui prononcent « Al-Laysa‘ » (5). Il s’agit toujours d’un seul et même nom pour l’un des prophètes.
J’ai déjà exposé l’histoire de Dhou al-Kifl après celle de Job (أيوب), car on a avancé l’hypothèse qu’il pouvait être fils de Job. Dieu est plus savant.
Section
Ibn Jarîr (6) et d’autres ont mentionné qu’ensuite l’autorité sur les Enfants d’Israël se délita, que les épreuves et les péchés s’y accrurent et qu’ils tuèrent nombre de leurs prophètes