Abd Allâh (1) ibn Aḥmad ibn ʿAlî ibn Ṭālib (2) al-Baghdâdî s’établit en Égypte où il transmit des récits (ḥadiths), et le ḥâfiẓ ʿAbd al-Ghanî ibn Saʿîd al-Miṣrî recueillit ses enseignements.
ʿUmar ibn Ibrâhîm (3) ibn Aḥmad, Abû Ḥafṣ (4), connu sous le nom d’al-Kattânî le lecteur (al-muqriʾ), naquit en l’an 300. Il transmit de al-Baghawî, d’ibn Mujâhid et d’ibn Ṣâʿid, et parmi ceux qui recueillirent son enseignement figurent al-Azharî et d’autres. Il jouissait d’une réputation de fiabilité et de droiture.
Muḥammad ibn ʿAbd Allâh ibn al-Ḥusayn (5) ibn ʿAbd Allâh ibn Hârûn, Abû al-Ḥusayn al-Daqqâq, connu sous le surnom de « Ibn Akhî Mîmî », reçut l’enseignement d’al-Baghawî et d’autres maîtres, et de nombreux transmetteurs l’ont entendu. Il continua, malgré son âge avancé, à écrire des récits prophétiques jusqu’à sa mort, survenue alors qu’il était âgé de quatre-vingt-dix ans (6). Il était une autorité digne de confiance (thiqa), sûr (maʾmûn), pieux, vertueux, et doté d’excellentes manières. Son décès survint dans la nuit du vendredi, le vingt-huitième jour de Shaʿbân de cette année.
Muḥammad ibn ʿUmar ibn Yaḥyâ (7), plus précisément Aḥmad ibn [ʿUmar ibn] (8) Yaḥyâ ibn al-Ḥusayn ibn Zayd ibn ʿAlî ibn al-Ḥusayn ibn ʿAlî ibn Abî Ṭâlib – qu’Allâh l’honore –, le noble (al-sharîf), Abû al-Ḥasan al-ʿAlawî, originaire de Kûfa, naquit en l’an quinze. Il reçut l’enseignement d’Abû al-ʿAbbâs ibn ʿUqda et d’autres, puis s’installa à Bagdad. Il possédait alors de nombreux biens et propriétés, de vastes revenus [et d’importantes rentrées d’argent] (9), une grande influence et une ambition élevée. Il était considéré comme la figure de proue des ṭâlibîyya (descendants dʿAlî) de son époque. ʿAḍud al-Dawla le dépouilla un temps de la majorité de ses richesses et l’emprisonna, puis il fut relâché par Sharaf al-Dawla ibn ʿAḍud al-Dawla. Par la suite, Bahâʾ al-Dawla le confisqua pour un million de dinars, voire davantage, avant de l’emprisonner de nouveau, de le libérer et de le nommer son délégué à Bagdad. On raconte que ses revenus annuels s’élevaient à deux millions de dinars; il jouissait d’une très grande prééminence (9) et d’une autorité considérable.