Murajja et le Muʿjam d’al-Baghawī. Une partie de la critique fut attribuée à son maître, ʿAbd al-Wāḥid b. ʿAlī al-Asadī, dit Ibn Burhān al-Lughawī (1). Ibn al-Jawzī entreprit alors de répondre à al-Khaṭīb et de défendre Ibn Baṭṭa. Il rapporta qu’Abū al-Wafāʾ Ibn ʿAqīl avait indiqué qu’Ibn Burhān adhérait à la doctrine des Murjiʾa appartenant aux Muʿtazilites, selon laquelle les mécréants ne demeurent pas éternellement en Enfer. Selon eux, la permanence du châtiment pour Celui qui ne cherche pas à se venger n’a pas de sens, d’autant qu’Il S’est décrit comme « Le plus Miséricordieux des miséricordieux ». Puis Ibn ʿAqīl se mit à lui répondre.
Ibn al-Jawzī déclara : « Comment pourrait-on accepter la critique de la part d’une telle personne ? » Ensuite, Ibn al-Jawzī rapporta avec sa chaîne de transmission, d’après Ibn Baṭṭa, que celui-ci avait entendu le Muʿjam de la part d’al-Baghawī. Il dit : « Celui qui affirme est préféré à celui qui nie (2). »
Al-Khaṭīb dit : « ʿAbd al-Wāḥid b. Burhān m’a raconté que Muḥammad b. Abī al-Fawāris disait : “Ibn Baṭṭa a rapporté de la part d’al-Baghawī, qui le tenait de Muṣʿab, de Mālik, d’al-Zuhrī, d’Anas. Le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : ‘Rechercher la science est une obligation pour tout musulman.’” » Al-Khaṭīb ajouta : « C’est un récit faux attribué à Mālik et la responsabilité en incombe à Ibn Baṭṭa (3). »
Ibn al-Jawzī répliqua : « On peut répondre à cela de deux manières : premièrement, on a trouvé de la main d’Ibn Burhān que ce qu’al-Khaṭīb lui prête comme critique envers Ibn Baṭṭa est infondé. Il a dit : “C’est mon maître, j’ai reçu de lui la science à mes débuts.” Deuxièmement, Ibn Burhān avait déjà été mis en cause pour avoir contredit le consensus. Comment donc accepter son jugement à l’encontre d’un homme au sujet duquel des savants ont affirmé qu’il était exaucé dans ses prières et qu’il était un homme pieux ? Nous nous réfugions auprès de Dieu contre tout penchant passionnel (4). »
ʿAlī b. ʿAbd al-ʿAzīz b. Mardak (5), Abū al-Ḥasan al-Bardhaʿī, transmit d’Ibn Abī Ḥātim et d’autres. Il possédait de nombreuses richesses, puis abandonna ce bas monde pour se consacrer à la retraite dans la mosquée, et multiplia la prière et l’adoration.
Fakhr al-Dawla ʿAlī b. Rukn al-Dawla b. Būyah al-Daylamī régna sur le territoire de Ray et ses alentours. Quand son frère Muʾayyad al-Dawla mourut, al-Ṣāḥib Ibn ʿAbbād lui écrivit pour qu’il vienne rapidement et lui remit le gouvernement après son frère, tout en lui maintenant la fonction de vizir qu’il occupait déjà sous Muʾayyad al-Dawla. Il mourut à l’âge de quarante-six ans, dont treize ans, dix mois et dix-sept jours de règne. Il laissa alors un trésor considérable, comprenant notamment près de trois mille mille (trois millions) de dinars d’or, environ quinze mille pièces de joaillerie dont la valeur approchait trois millions de dinars d’or, des ustensiles d’or pesant au total un million de dinars et, en argent, un poids de trois