(1)
Il considère qu’un petit rien… n’est pas un si mince profit.
Il estime en toute prudence que la vraie sagesse consiste à renoncer aux futilités.
Il soigne la maladie de la solitude par une belle patience.
Il ne polémique avec personne tant qu’il vit dans ce tourbillon de rumeurs.
Il s’en tient au silence, car le silence élève les esprits.
Il abandonne l’orgueil à ceux qui l’aiment et se satisfait de la modestie.
(2)
Quelle vie peut mener un homme qui se réveille dans un état d’humiliation ?
Oscillant entre la défiance envers un ennemi et l’obligation de composer avec un ignorant ;
Subissant les plaintes d’un ami et la dérobade d’un lassé ;
Craignant les soupçons malveillants et les reproches des censeurs ;
Entretenant des rapports forcés avec celui qu’il exècre et supportant l’inconfort d’un importun.
(3)
Hélas, que dire de la connaissance des gens, partout et en tout temps ?
Et l’achèvement de l’affaire, c’est qu’il n’est plus possible de distinguer le généreux de l’avare.
Si tu surmontes tout cela, tu vivras dans une royauté majestueuse.
(4)
Il s’agit de Muhammad ibn ‘Abd Allâh ibn Sukkarah,
(5)
Abû al-Hasan,
(6)
Al-Hâshimî : issu de la lignée de ‘Alî ibn al-Mahdî.