Il traite des traditions (ahadith) à l’instar de ʿAlî ibn al-Madînî en son époque, de Mûsâ ibn Hârûn en son époque, et d’al-Dâraqutnî en son époque.
On questionna al-Dâraqutnî : « A-t-il rencontré quelqu’un de semblable à lui-même ? » Il répondit : « Pour un seul domaine, peut-être ai-je vu qui m’était supérieur ; mais pour l’ensemble des disciplines que je réunis (1), non. »
Al-Khatîb al-Baghdâdî rapporte d’après l’émir Abû Naṣr Hibat Allâh ibn Mâkûlâ : « J’ai fait un rêve où il me semblait que j’interrogeais au sujet de la condition d’Abû al-Ḥasan al-Dâraqutnî et de la tournure qu’avait prise son affaire dans l’au-delà ; on me dit alors : “Celui-là est appelé dans le paradis ‘l’imam’ (2).” »
ʿAbbâd ibn ʿAbbâs ibn ʿAbbâd : Abû al-Ḥasan al-Ṭâlaqânî, père du vizir [Ismâʿîl] (3) ibn ʿAbbâd [dont il a déjà été question] (4). Il écouta (samʿa) Abû Khalîfa al-Faḍl ibn al-Ḥabbâb (5) et d’autres traditionnistes de Bagdad, d’Ispahan et de Rayy [et d’autres encore] (6). Il transmit ses récits à son fils, le vizir Abû al-Qâsim (7), ainsi qu’à Abû Bakr ibn Mardûyah. ʿAbbâd est l’auteur d’un ouvrage intitulé « Aḥkâm al-Qurʾân » (Les Statuts coraniques). Son décès et celui de son fils eurent lieu cette même année, qu’Allâh leur fasse miséricorde.
ʿUqayl ibn Muḥammad ibn ʿAbd al-Wâḥid (8), Abû al-Ḥasan, dit l’Aḥnaf al-ʿUkbarî, est un poète célèbre. Il dispose d’un recueil (dîwân) qui lui est propre. Parmi ses vers remarquables, on cite ceux rapportés par le cheikh Abû al-Faraj ibn al-Jawzî dans son « al-Muntaẓam » :
« Le reproche de mon blâmeur, lorsqu’il me blâme, est plus fatal pour moi que mon terme de vie.
Plus pénible encore que le blâme du censeur est la défection d’un proche qui me fut uni.
Plus dur que ceci encore : devoir mendier la faveur de ceux d’en bas.
»
Et l’un de ses autres beaux vers dit également :
« Celui qui souhaite le pouvoir (9) et la quiétude loin du long souci,
qu’il reste seul parmi les hommes et se contente de peu. »