Ibn Khallikân a dit : « Son décès eut lieu à Ray cette année-là. Il avait environ soixante ans et fut transporté à Ispahan. Que Dieu lui fasse miséricorde (1). »
Al-Ḥasan ibn Ḥāmid ibn al-Ḥasan ibn Ḥāmid (2), surnommé Abū Muḥammad l’homme de lettres, était un poète prospère (3) et grandement généreux. [Il transmit (la tradition) d’après ʿAlī ibn Muḥammad ibn Saʿīd al-Mawṣilī, et de lui à al-Ṣūrī, et il était véridique] (4). C’est lui qui hébergea al-Mutanabbī lorsqu’il arriva à Bagdad, le combla de bienfaits et pourvut à ses dépenses, au point qu’al-Mutanabbī lui dit : « Si j’avais à faire l’éloge d’un marchand, je te louerais, toi. » Abū Muḥammad était par ailleurs un poète accompli. Parmi la qualité de sa poésie, on trouve :
« J’ai acquis la noblesse sans craindre qu’elle ne se déprécie
Ni qu’un autre marché ne vienne s’y substituer.
Je ne fais pas partie de ceux qui cherchent le profit ;
Lorsque les prix augmentent, je suis celui qui achète aussitôt. »
Quant à Ibn Shāhīn l’exhortateur (6), ʿUmar ibn Aḥmad ibn ʿUthmān ibn Aḥmad ibn Ayyūb ibn Zadhān (7), surnommé Abū Ḥafṣ ibn Shāhīn, il jouissait d’une grande renommée. Il écouta de nombreux maîtres et transmit les traditions de al-Bāghandī, Abū Bakr ibn Abī Dāwūd, al-Baghawī, Ibn Ṣāʿid et bien d’autres. Personne digne de confiance et probe, il habitait le quartier oriental de Bagdad. Il laissa de nombreux ouvrages utiles ; on rapporte qu’il composa trois cent trente ouvrages, dont un « Tafsīr » en mille volumes, un « Musnad » en mille cinq cents volumes, une « Histoire » en cent cinquante volumes et un écrit sur l’ascèse (« al-Zuhd ») en cent volumes. Il mourut au mois de Dhū al-Ḥijja, alors qu’il approchait de la quatre-vingt-dixième année de sa vie. Que Dieu lui fasse miséricorde.
Enfin, l’imam ẖāfiẓ al-Dāraquṭnī (8), Abū al-Ḥasan, ʿAlī ibn ʿUmar ibn Aḥmad ibn Mahdī ibn Masʿūd ibn Dīnār ibn ʿAbd Allāh, est également mentionné.