Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Et les enfants [s’étaient répandus] dans tous les lieux. Lorsque la situation s’aggrava à cause d’eux, le sultan Bahāʾ al-Dawla les rechercha et insista pour les arrêter. Ils prirent alors la fuite, et la population fut ainsi délivrée de leurs méfaits (1).

Puis, au mois de Dhū al-Qaʿda, on démit de ses fonctions le šarīf Abū Aḥmad al-Ḥusayn ibn Mūsā al-Mūsawī (2), ainsi que ses deux fils qui devaient lui succéder, les écartant de la charge de la « naqāba des Ṭālibites » (Niqābat al-Ṭālibiyyīn).

Cette même année, la caravane d’Irak fit demi-tour avant d’atteindre sa destination, faute d’avoir pu accomplir le ḥajj au moment prescrit. En effet, al-Uṣayfar l’arabe bédouin, qui s’était engagé à la protéger, se dressa contre elle en chemin. Il affirma que les pièces d’or qui lui avaient été attribuées par la Demeure du califat n’étaient en réalité que des dirhams plaqués et exigea de recevoir à la place d’autres sommes de la part des pèlerins, sans quoi il leur interdirait de poursuivre la route. Ils tentèrent de s’opposer à lui et de négocier, mais il les retint jusqu’à ce que le temps fut trop avancé pour accomplir le pèlerinage. Ils durent donc rebrousser chemin et aucun d’entre eux n’accomplit le ḥajj cette année-là. De même, ni la caravane syrienne ni les gens du Yémen ne purent se rendre en pèlerinage. Seuls les habitants d’Égypte et du Maghreb purent l’effectuer.

Le jour de ʿArafa, la fonction de naqīb des ʿAbbassides fut confiée au šarīf Abū al-Ḥusayn Muḥammad ibn ʿAlī ibn Abī Tammām al-Zaynabī ; on lut publiquement son acte de nomination devant le calife, en présence des juges et des notables. Ce fut un jour mémorable.

[Parmi les personnalités éminentes décédées cette année-là, on compte] Abū Isḥāq Ibrāhīm ibn Hilāl (3) ibn Zahrūn ibn Ḥabbūn, le Ḥarrānien, scribe ṣābiʾe, auteur de traités et de missives adressés au calife et à Muʿizz al-Dawla (4) ibn Būyah. Il resta fidèle à la religion ṣābiʾe jusqu’à sa mort. Malgré cela, il jeûnait durant le mois de Ramaḍān et récitait le Coran de mémoire [il le connaissait (5) par cœur et s’en servait dans ses écrits]. On eut beau insister pour qu’il se convertît à l’islam, il refusa. On lui doit de forts beaux poèmes. Il s’éteignit au mois de Shawwāl de cette année, ayant dépassé la soixantaine. Le šarīf al-Raḍī (6) composa à son sujet une élégie, déclarant : « C’est de ses vertus que je fais le deuil » (7).

(1) Dans l'édition (ṭ), addition : « Et je pense que ces récits que certaines personnes rapportent à propos d'Aḥmad ad-Dunaf à leur sujet, ou qu'il faisait partie d'eux, Allah est plus savant. » (2) Il a reçu la charge de la Guilde des Ashraf en l'année 380 de l'Hégire ; incidents de l'année 380 de l'Hégire. (3) Voir Yatīmat ad-Dahr (2/ 241-311), al-Fihrist (193-194), Muʿjam al-Adabāʾ (2/ 20-94), Wafayāt al-Aʿyān (1/ 52-54), Siyar Aʿlām an-Nubalāʾ (16/ 523-524), al-Wāfī bil-Wafayāt (6/ 158-163), an-Nujūm az-Zāhira (4/ 167), Shudhūr ath-Thahab (3/ 106-109). (4) Dans l'édition (ṭ) : « li-Muʿizz ad-Dawla », ce qui est une altération. (5) Entre deux sièges d’après l'édition (ṭ). (6) Avec un poème dont le début est : « J’ai informé ceux qui portaient les baguettes… As-tu vu comment la lumière du cercle s’est éteinte ? » Voir son dīwān (1/ 294-298). (7) Dans l'édition (ṭ), addition : « Et il n’a ni vertus ni mérite, ni honneur pour cela. »
والأطفال، في سائر المحال. فلما تفاقم الحال بهم طلبهم السُّلْطانُ بهاء الدولة، وألحَّ في طلبهم، فهربوا من بين يديه، واستراح الناس من شرِّهم (١) . وفي ذي القَعْدة عُزل الشريف أبو أحمد الحسين بن موسى الموسوي (٢) ، وولداه اللذان كانا وليي عهده من بعده عن نقابة الطَّالبيين. ورجع ركب العراق في هذه السنة من أثناء الطَّريق بعدما فاتهم وقت الحج، وذلك أنَّ الأُصيفر الأعرابي الذي كان قد تكفَّل بحراستهم اعترض لهم في أثناء الطريق، وذكر لهم أن الدَّنانير التي أطلقت له من دار الخلافة كانت دراهم مطلية، وأنه يريد بدلها من الحجيج وإلا لم يتركهم يجاوزوا هذا الموضع، فمانعوه وراجعوه، فحبسهم عن المسير حتى ضاق الوقت، ولم يبق منه ما يلحقوا الحجَّ فيه، فرجعوا إلى بلادهم، ولم يحجَّ منهم أحد، وكذلك لم يحجَّ من الركب الشَّامي ولا أهل اليمن أحد، وإنما حجَّ أهل مصر والمغرب خاصةً. وفي يوم عرفة قُلِّد الشريف أبو الحسين محمد بن علي بن أبي تمام الزَّينبي نقابة العَبَّاسيين، وقرئ عهده بين يدي الخليفة بحضرة القُضاة والأعيان، وكان يومًا مشهودًا. [وممن توفي فيها من الأعيان] أبو إسحاق إبراهيم بن هلال (٣) بن زَهْرُون بن حَبُّون: الحَرَّاني الكاتب الصابئ صاحب التصانيف والرَّسائل للخليفة ولمعِزِّ الدوله (٤) بن بُويْه، كان على دين الصَّابئة إلى مماته، وكان مع هذا يصوم رمضان ويقرأ القرآن [من حفظه، وكان يحفظه] (٥) حفظًا حسنًا، ويسعمل منه في رسائله، وكانوا يحرصون على أن يُسْلم فلم يفعل، وله شعر جيد قوي. كانت وفاته في شوال من هذه السنة وقد جاوز السبعين، وقد رثاه الشَّريف الرَّضي (٦) وقال: إنما رثيتُ فضائله (٧) .
(١) في (ط) زيادة: وأظن هذه الحكايات التي يذكرها بعض الناس عن أحمد الدنف عنهم، أو كان منهم، واللَّه أعلم. (٢) قلد نقابة الأشراف سنة (٣٨٠ هـ)، حوادث سنة (٣٨٠ هـ). (٣) يتيمة الدهر (٢/ ٢٤١ - ٣١١) الفهرست (١٩٣ - ١٩٤) معجم الأدباء (٢/ ٢٠ - ٩٤) وفيات الأعيان (١/ ٥٢ - ٥٤) سير أعلام النبلاء (١٦/ ٥٢٣ - ٥٢٤) الوافي بالوفيات (٦/ ١٥٨ - ١٦٣) النجوم الزاهرة (٤/ ١٦٧) شذرات الذهب (٣/ ١٠٦ - ١٠٩). (٤) في (ط): لمعز الدولة، وهو تحريف. (٥) ما بين حاصرتين من (ط). (٦) بقصيدة مطلعها: أعلمت من حملوا على الأعواد … أرأيت كيف خبا ضياء النادي انظر ديوانه (١/ ٢٩٤ - ٢٩٨). (٧) في (ط) زيادة: وليس له فضائل ولا هو أهل لها ولا كرامة.

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