Parmi ceux qui moururent cette année parmi les notables figure Sharaf al-Dawla ibn ʿAdud al-Dawla ibn Rukn al-Dawla ibn Būwayh al-Daylamî. Il gouverna Bagdad après son père, aimait le bien et haïssait le mal, et il ordonna l’abandon des confiscations. Il fut atteint d’hydropisie, qui s’aggrava (1) jusqu’à son décès, survenu la nuit du vendredi 2 Jumâdâ al-Âkhira, à l’âge de vingt-huit ans et cinq mois. La durée de son règne fut de deux ans et huit mois. Son cercueil fut transporté vers la tombe de son père au sanctuaire de ʿAlî, et tous étaient de tendance chiite.
Muhammad ibn Jaʿfar ibn al-ʿAbbâs (2), Abû Bakr al-Najjâr, surnommé également Ghundar, transmit de Abû Bakr al-Naysâbûrî et de ses contemporains ; les gens rapportèrent de lui. Il était perspicace, mémorisait le Coran (d’une bonne mémorisation) (3) et comptait parmi les personnes fiables.
Muhammad ibn Jaʿfar ibn Muhammad ibn ʿAbd al-Karîm ibn Budayl (4), Abû al-Fadl al-Khuzâʿî al-Jurjânî, arriva à Bagdad et y transmit (des hadiths). Al-Khatîb dit : « Il se consacrait aux lectures coraniques et en compila les chaînes de transmission. Puis on m’informa qu’il se trompait et n’était pas digne de confiance dans ce qu’il transmettait. Il composa un livre sur les lettres (du Coran) qu’il attribua à Abû Hanîfa. Ad-Dâraquṭnî et un groupe (de savants) écrivirent que ce livre était forgé, sans aucune base. Il fut alors déshonoré, quitta Bagdad pour la région de al-Jabal, où son affaire se propagea et son statut s’abaissa. Il se nommait d’abord Kâmil (5), puis le changea en Muhammad (6). »
Muhammad ibn al-Muẓaffar ibn Mûsâ ibn ʿIsâ ibn Muhammad ibn ʿAbd Allâh ibn Salama ibn Iyâs, Abû al-Husayn al-Bazzâz al-Hâfiẓ, naquit en Muḥarram (en l’an 286 de l’Hégire), et la première fois qu’il entendit le hadith eut lieu en Muḥarram (10) de la même année.