Ishaq ibn al-Muqtadir bi-llah :
Il s’éteignit dans la nuit du vendredi 17 Dhû al-Ḥijja, à l’âge de soixante ans. Son fils, al-Qâdir bi-llah, alors émir, dirigea la prière funéraire. Il fut inhumé dans la tombe de sa grand-mère, Shaghab, la mère d’al-Muqtadir. Des émirs et des notables assistèrent à ses funérailles, tant du côté du calife que de celui de Sharaf ad-Dawla ; ce dernier envoya un émissaire pour présenter ses condoléances au calife et s’excuser de son absence, en raison d’une indisposition.
Ja‘far ibn al-Muktafî bi-llah :
C’était un homme de valeur, qui mourut la même année. Qu’Allah lui fasse miséricorde.
Abû ‘Alî al-Fârisî (1), al-Ḥasan ibn Aḥmad ibn ‘Abd al-Ghaffâr ibn Sulaymân :
Il était surnommé Abû ‘Alî le grammairien. Auteur de divers ouvrages, dont « Al-Iḍâḥ » (L’Éclaircissement) et « At-Takmila » (Le Complément), il naquit dans sa région, puis se rendit à Bagdad où il servit les rois. Il bénéficia des faveurs de ‘Aḍud ad-Dawla, au point que ce dernier disait : « Je suis le disciple d’Abû ‘Alî en grammaire. » Sa situation financière était aisée. Certains le soupçonnèrent d’appartenir au mu‘tazilisme, tandis que d’autres, parmi ses disciples, le tenaient en plus haute estime qu’al-Mubarrid. Parmi ceux qui étudièrent auprès de lui figure ‘Uthmân ibn Jinnî (2), entre autres. Il mourut cette année, à plus de quatre-vingt-dix ans, qu’Allah lui fasse miséricorde.
Sutayta bint al-qâḍî Abî ‘Abd Allâh al-Ḥusayn ibn Ismâ‘îl al-Maḥâmilî (3), surnommée Ama al-Wâḥid :
Elle apprit les lectures coraniques, et conserva par cœur la jurisprudence (fiqh), les lois successorales (farâ’iḍ), le calcul, le dawr, la grammaire et d’autres disciplines encore. Elle figurait parmi les plus éminents spécialistes de l’école shâfi‘ite de son époque. Elle émettait des fatwas conjointement avec le shaykh Abû ‘Alî ibn Abî Hurayra. Elle était vertueuse, prodiguait beaucoup d’aumônes et se montrait diligente dans l’accomplissement des bonnes œuvres. Elle a également recueilli le ḥadîth et l’a transmis. Son décès survint au mois de Ramaḍân (4), à plus de quatre-vingt-dix ans. Qu’Allah lui fasse miséricorde.