Al-Aqtaʿ (1) s’établit à La Mecque pendant plusieurs années, sans apparaître durant les saisons (de pèlerinage). Il possédait des grâces particulières (karamât), et Abû Sulaymân al-Khattâbî ainsi que d’autres l’ont loué. Il se distinguait aussi par de vertueuses dispositions spirituelles (2). Qu’Allah lui fasse miséricorde.
‘Abd Allâh ibn Muhammad (3) ibn ‘Abd Allâh ibn ‘Uthmân ibn al-Mukhtâr, Abû Muhammad al-Muzanî, originaire de Wâsiṭ, connu sous le nom d’Ibn al-Saqqâ’. Il reçut l’enseignement de ‘Abdân, d’Abû Ya‘lâ al-Mawṣilî, d’Ibn Abî Dawûd et d’al-Baghawî. Il était intelligent et doué d’une excellente mémoire. Il se rendit à Bagdad et y donna de nombreuses séances de transmission directement de mémoire. Al-Dâraqutnî et d’autres grands spécialistes (huffâẓ) y assistaient sans trouver matière à le contredire. Une fois cependant, il rapporta un hadith d’Abû Ya‘lâ qu’on lui reprocha, puis on le retrouva dans son original, écrit de sa propre main durant sa jeunesse (4), parfaitement conforme à sa transmission. Il fut alors mis hors de cause. Qu’Allah lui fasse miséricorde. Allah est Celui qui détient la vérité.
[Puis vint l’année 374 de l’Hégire]
En cette année, une réconciliation eut lieu entre Ṣamsâmah, surnommé Shams ad-Dawlah, et son oncle Fakhr ad-Dawlah ibn Rukn ad-Dawlah ibn Bûyah. Le calife fit parvenir à Fakhr ad-Dawlah des vêtements d’apparat (khilaʿ) de grand prix ainsi que des présents.
Selon Ibn al-Jawzî : « En rajab de cette même année, on célébra un mariage à Darb Rabaḥ. La maison s’affaissa sur ses occupants, la plupart des femmes périrent, et on les dégagea des décombres. Le malheur fut général (5). »
[Cette année-là décéda]
Le hâfiẓ Abû al-Fatḥ Muhammad ibn al-Ḥusayn (6) ibn Aḥmad ibn al-Ḥusayn al-Azdî al-Mawṣilî, qui composa des ouvrages concernant le jarḥ wa-ta‘dîl (l’évaluation critique des transmetteurs).