Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Nous avons mentionné (1) qu’il mourut et que son fils, Ṣamṣām ad-Dawla, s’assit alors à même le sol, vêtu de noir. Le calife aṭ-Ṭāʾiʿ vint lui présenter ses condoléances, et les femmes se lamentèrent sur lui dans les marchés [le visage découvert] (2) pendant de nombreux jours. Lorsque la période de deuil fut révolue, Ṣamṣāma monta jusqu’à la demeure du califat ; le calife lui fit revêtir sept robes d’honneur, lui passa un collier et un bracelet, le coiffa du diadème et le gratifia du titre de « Šams ad-Dawla ». Il l’investit des fonctions que son père assumait auparavant, et ce fut un jour mémorable.

Muḥammad b. Jaʿfar (3) b. Aḥmad b. Jaʿfar b. al-Ḥasan b. Wahb, Abū Bakr al-Ḥarīrī (4), surnommé « l’Époux de la Dame Libre » (5), entendit les récits de Ibn Jarīr, d’al-Baghawī, d’Ibn Abī Dāwūd et d’autres. Parmi ceux qui transmirent de lui figurent Ibn Rizqawayh, Ibn Šāhīn et al-Barqānī. On rapporte qu’il était éminent, l’un des garants intègres (6).

Al-Khaṭīb al-Baghdādī et Ibn al-Jawzī rapportent que sa dénomination « l’Époux de la Dame Libre » vient du fait qu’il entrait dans la cuisine de la fille de Badr, affranchi (7) d’al-Muʿtaḍid, qui était l’épouse du calife al-Muqtadir bi-llāh. À la mort de ce dernier, cette femme échappa aux revers et aux confiscations, conservant d’importantes richesses. Lui était alors un jeune homme qui apportait quelques victuailles sur sa tête, pénétrant dans sa cuisine avec la suite des serviteurs. Actif et élancé, il séduisit la kahramāna (la gouvernante), qui l’avança au rang de scribe de la cuisine. Peu à peu, il s’éleva jusqu’à devenir l’agent (wakīl) de la Dame, chargé de superviser ses terres et ses biens. La situation évolua jusqu’à ce qu’elle lui adressât la parole de derrière un voile. Elle s’éprit de lui et lui proposa le mariage. Il se trouva trop insignifiant et redouta les conséquences, mais elle l’encouragea et lui remit un riche patrimoine lui permettant d’adopter l’allure et la prestance nécessaires. Elle offrit ensuite des présents aux juges et aux notables, prit la décision de l’épouser et, bien que ses proches s’y opposassent, elle les gagna avec ses largesses. Elle entra alors en ménage avec lui et demeura longtemps à ses côtés. Lorsqu’elle partit avant lui, il hérita d’elle environ trois cent mille (8).

(1) Voir al-Muntaẓim (7/116-117) et Sunan (372 H). (2) Entre les deux places assiégées de (ṭ). (3) Tārīkh Baghdād (2/153-154), al-Ansāb (4/121), al-Muntaẓim (7/119). (4) Dérivé de « al-ḥarīr », un type de vêtement, voir al-Ansāb (4/121). (5) Le terme « al-ḥurra » a été donné à cause du mariage avec al-Muqtadir, ainsi que selon la coutume des califes, en raison de la prédominance des Mamluks sur eux lorsque la femme leur appartenait, on disait : « al-ḥurra ». Tārīkh Baghdād (2/154). (6) Tārīkh Baghdād (2/153). (7) Dans (ṭ) il est dit : « il entre dans la cuisine de son père dans la maison de sa maîtresse », une phrase corrompue ; les rapports sur Badr ont déjà été mentionnés, voir également le récit de sa mort dans les événements de l’année (289 H) de ce même ouvrage. (8) Dans (ṭ) : « al-kitāb », ce qui est une altération.
ذكرنا (١) ، وجلس ابنه صمصمام الدولة على الأرض وعليه ثياب السَّواد، وجاءه الخليفة الطائع معزيًا، وناح النساء عليه في الأسواق [حاسرات عن وجوههن] (٢) أيامًا كثيرة، ولما انقضى العزاء ركب صمصامة إلى دار الخلافة، فخلع عليه الخليفة سَبْعَ خِلَعٍ، وطوَّقه وسوَّره وألبسه التاج، ولقبه شمس الدولة، وولَّاه ما كان يتولاه أبوه، وكان يومًا مشهودًا. محمد بن جعفر (٣) بن أحمد بن جعفر بن الحسن بن وَهْب: أبو بكر الحريري (٤) المعروف بزوج الحُرّةَ (٥) . سمع ابن جرير، والبَغَوي، وابن أبي داود، وغيرهم، وعنه ابن رِزْقويه، وابنُ شاهين، والبَرْقاني، وقال: كان جليلًا، أحد العدول الثقات (٦) . قال الخطيب البغدادي وابن الجوزي: سبب تسميته بزوج الحُرَّة أنه كان يدخل إلى مطبخ ابنة بَدْر مولى المعتضد (٧) التي كانت زوجة المقتدر باللَّه، فلما توفي المقتدر بقيت هذه المرأة سالمة من النكبات (٨) والمصادرات كثيرة الأموال، وكان هذا وهو غلاٌم شابٌّ حَدث يحمل شيئًا من حوائج الطعام على رأسه، فيدخل به إلى المطبخ الذي لها مع جملة الخدم، وكان شابًا رشيقًا حَرِكًا، فنفق على القهرمانة، فقدَّمته حتى جعلته كاتبًا على المطبخ، ثم ترقت به الحال إلى أن صار وكيلًا للست ينظر في الضياع والعقار، ثم آل به الحال حتى صارت الست تحدِّثه من وراء حجاب، فَعَلِقَتْ به وأَحَبَّته، وسألته أن يتزوَّج بها، فاستصغر نفسه وخاف من غائلة ذلك، فَشَجَّعته وأعطته مالًا جزيلًا؛ ليظهر عليه الحشمة والسعادة ما يناسبه ليتأهَّل لذلك، ثم شرعت تهادي القُضاة والأكابر، ثم عزمت على تزويجه، ورضيت به عند حضور القُضاة، واعترض أولياؤها عليها، فغلبتهم بالمكارمات والهدايا. ودخلت عليه، فمكثت معه دهرًا طويلًا، ثم توفيت قبله، فورث منها نحوًا من ثلاثمئة ألف
(١) انظر المنتظم (٧/ ١١٦ - ١١٧) وسنة (٣٧٢ هـ). (٢) ما بين حاصرتين من (ط). (٣) تاريخ بغداد (٢/ ١٥٣ - ١٥٤) الأنساب (٤/ ١٢١) المنتظم (٧/ ١١٩). (٤) نسبة إلى الحرير، وهو نوع من الثياب، انظر الأنساب (٤/ ١٢١). (٥) إنما سميت بالحرة لأجل تزويج المقتدر بها، وكذا عادة الخلفاء لغلبة المماليك عليهم إذا كانت لهم زوجة، قيل: الحرة. تاريخ بغداد (٢/ ١٥٤). (٦) تاريخ بغداد (٢/ ١٥٣). (٧) في (ط) يدخل إلى مطبخ أبيه بدار مولاته .. وهي جملة محرفة، وقد سلفت أخبار بدر، وانظر خبر مقتله في حوادث سنة (٢٨٩ هـ) من هذا الكتاب. (٨) في (ط): الكتاب، وهو تحريف.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies