Puis commença l’année trois cent soixante-et-onze (371). Au mois de Rabīʿ al-Awwal de cette même année, un grand incendie se déclencha dans le quartier de Karkh à Bagdad. Au cours de cette année également, un objet précieux appartenant à ʿAḍud ad-Dawla fut dérobé, ce qui surprit la population étant donné l’immense crainte que suscitait ʿAḍud ad-Dawla. Malgré tous les efforts déployés, on ne parvint pas à identifier l’auteur du vol. On raconte que le souverain d’Égypte aurait envoyé quelqu’un pour commettre cet acte, et Dieu est plus savant (1).
[Parmi les notables décédés cette année-là]
[Al-Ismāʿīlī] (2)
Aḥmad ibn Ibrāhīm ibn Ismāʿīl ibn al-ʿAbbās, Abū Bakr al-Ismāʿīlī al-Jurjānī, fut un grand ḥāfiẓ, voyageur infatigable qui parcourut maints lieux. Il écouta de nombreux ḥadīths, les transmit, composa et rédigea des ouvrages, apportant ainsi un grand bénéfice et faisant preuve d’excellence tant dans la critique que dans la doctrine. Il rédigea un livre sur le « Ṣaḥīḥ al-Bukhārī » qui contient de multiples enseignements et un savoir abondant. Ad-Dāraquṭnī déclara : « J’avais à plusieurs reprises l’intention de voyager pour le rencontrer, mais je n’en ai pas eu l’opportunité. » Il mourut le samedi 10 (3) de Rajab de l’an 371, à l’âge de quatre-vingt-quatorze (4) ans. Que Dieu lui fasse miséricorde.
Al-Ḥasan ibn Aḥmad ibn Ṣāliḥ (5), Abū Muḥammad as-Sabīʿī : il entendit les traditions d’Ibn Jarīr, de Qāsim al-Muṭarriz et d’autres. Ad-Dāraquṭnī et al-Barqānī rapportèrent de lui. C’était un transmetteur digne de confiance, grand mémorisateur et prolifique, mais qui se montrait exigeant dans la transmission. Que Dieu lui fasse miséricorde.