Des étudiants affluèrent vers lui depuis diverses contrées. Il avait entendu le hadith d’Abū al-ʿAbbās al-Aṣam, d’Abū al-Qāsim al-Ṭabarānī et d’autres encore. Le calife al-Ṭāʾiʿ li-Llāh (1) voulut le nommer juge, mais il refusa.
Il mourut au mois de Dhū al-Ḥijja de cette même année, et Abū Bakr Muḥammad ibn Mūsā al-Khwārazmī (2) célébra la prière funéraire en sa présence.
Muḥammad ibn Jaʿfar ibn al-Ḥusayn (3) ibn Muḥammad ibn Zakariyā, Abū Bakr al-Warrāq (4), dont le surnom était également Ghundar (5), effectuait fréquemment des voyages. Il parcourut diverses régions et y entendit un grand nombre de hadiths en Perse et au Khurāsān, et il écouta al-Bāghandī, Ibn Ṣāʿid, Ibn Durayd et d’autres. L’historien ḥāfiẓ Abū Nuʿaym al-Aṣbahānī transmit de lui, et il était jugé digne de confiance et doté d’une excellente mémoire. Qu’Allāh lui fasse miséricorde.
Ibn Khālawayh (6), al-Ḥusayn ibn Aḥmad ibn Khālawayh, Abū ʿAbd Allāh, était un grammairien et linguiste célèbre pour ses ouvrages. Originaire de Hamadhān, il entra par la suite à Bagdad, où il reçut l’enseignement des maîtres de la discipline, comme Abū Bakr ibn al-Anbārī, Ibn Durayd, Ibn Mujāhid et Abū ʿUmar (8) al-Zāhid. Il étudia également auprès d’Abū Saʿīd al-Sīrāfī, puis se rendit à Alep. Là, il jouissait d’une grande considération auprès des Banū Ḥamdān : Sayf al-Dawla le tenait en estime et il était l’un de ses proches. Il eut par ailleurs des discussions avec al-Mutanabbī.
Ibn Khallikān rapporte la longue liste de ses ouvrages, parmi lesquels figure le Kitāb “Laysa” (9), nommé ainsi parce qu’il y soulignait fréquemment “qu’il n’existe pas telle chose dans la langue arabe”. Il composa aussi le Kitāb “al-Āl”, dans lequel il examinait ses différentes catégories (10). Il traduisit la vie des Douze Imams, analysa grammaticalement trente sourates du Coran, commenta “al-Duraydiyyah” et bien d’autres textes. Il était également poète, et ses vers étaient appréciés (11). Il fut un savant unique en son temps, qu’Allāh lui fasse miséricorde.