Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Il faisait montre de parcimonie, d’ascèse et de piété. Il mourut à l’âge de quatre-vingt-quinze ans, qu’Allah lui accorde Sa miséricorde.

‘Abd Allâh ibn Muhammad ibn Warkâ’ :
L’émir Abû Ahmad al-Chaybânî, issu d’une famille de rang et de respect, parvint à l’âge de quatre-vingt-dix ans [1].

(1) Il transmit d’après Thalab, lui-même d’après Ibn al-A‘râbî, qui récita ce poème décrivant les femmes :
« Elle est cette côte courbe que tu ne saurais redresser… Sache que redresser une côte la brise.
Elles allient faiblesse et pouvoir sur le jeune homme… N’est-il pas incroyable qu’elles soient faibles et pourtant dominantes ? »

J’ai dit : Ce poète a emprunté le sens au hadith authentique : « La femme a été créée à partir d’une côte courbe, et la partie la plus courbe de la côte est sa partie supérieure. Si tu tentes de la redresser, tu la briseras. Si tu tires profit d’elle, tu le feras en dépit de sa courbure. »

Muhammad ibn ‘Îsâ (2) ibn ‘Amrawayh, al-Julûdî (3), est le transmetteur du “Sahîh de Muslim” d’après Ibrâhîm ibn Muhammad ibn Sufyân le juriste (4), lui-même d’après Muslim ibn al-Hajjâj. Il comptait parmi les ascètes, se nourrissant du fruit de son labeur par la copie (des livres). Il atteignit l’âge de quatre-vingts ans, qu’Allah lui fasse miséricorde par Sa grâce et Sa générosité.

[Ensuite vint l’année trois cent soixante-neuf] :
Durant le mois de Muharram, l’émir ‘Umar ibn Châhîn, maître des territoires des marais (al-Bathîha) depuis quarante ans, décéda. Il s’en était emparé, et ni les princes, ni les rois, ni les califes ne purent l’en déloger. Plus d’une fois, on lui dépêcha des armées et des expéditions, mais à chaque reprise, il les vainquit (5) et les mit en déroute. Grâce à la force et à la puissance dont il jouissait, il demeura ainsi pendant toute cette période. Malgré cela, il mourut de mort naturelle [sans qu’on le tue] (6). Périssent donc les craintes des lâches ! Son fils al-Hassan reprit les rênes après lui. ‘Adhud al-Dawla chercha à lui arracher son pouvoir, lui envoyant une troupe nombreuse, mais al-Hassan ibn ‘Umar ibn Châhîn la vainquit et la renvoya en échec. Il faillit les anéantir totalement avant que ‘Adhud al-Dawla n’entame des négociations. Il conclut la paix avec lui contre une somme qu’il enverrait chaque année, et il reçut même des otages de la part de ‘Adhud al-Dawla à cette fin. Voilà qui fait partie des choses les plus étranges.

En ce mois de Safar, on arrêta également le noble Abû Ahmad al-Husayn ibn Mûsâ al-Mûsawî, naqîb des descendants de Talib

(1) Entre deux parenthèses de (ṭ). (2) An-Nasāb (vol. 3, pp. 283-285), Al-Muntaẓam (vol. 7, p. 97), Al-Lubāb (vol. 1, p. 288), Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (vol. 16, pp. 301-303), Al-Wāfī bil-Wafayyāt (vol. 4, p. 297), An-Nujūm az-Zāhira (vol. 4, p. 133), Shadhārāt adh-Dhahab (vol. 3, p. 87). (3) Avec un djamme (ḡimza) sur le « jīm », ce qui est le plus correct. Ibn al-ʿAthīr s’est mépris dans « Al-Lubāb » lorsqu’il a affirmé que c’était avec un fatḥa sur le « jīm » et non un djamme. Voir la note marginale d’An-Nasāb (vol. 3, p. 283) et le Tabyṣīr al-Muntaḥib (vol. 1, pp. 344-345). (4) Sa notice biographique a été donnée dans Wafayāt de l’année (308 H). (5) Dans (b) et (ṭ), il le gomme. (6) Entre deux parenthèses de (b) et (ṭ).
أشياء من تقلُّله وزهده وورعه، توفي عن خمسٍ وتسعين سنة، رحمه اللَّه تعالى. عبد اللَّه بن محمد بن وَرْقاء: الأمير أبو أحمد الشَّيباني، من أهل البيوتات والحشمة، بلغ التسعين [سنة] (١) روى عن ثعلب عن ابن الأعرابي أنه أنشد في صفة النِّساء: هي الضِّلَعُ العَوْجاء لستَ تقيمها … ألا إنَّ تَقْويمَ الضُّلوعِ انكسارُها أيجمعنَ ضعفًا واقتدارًا على الفتى … أليس عجيبًا ضَعْفُها واقتدارُها قلت: وهذا الشاعر أخذ المعنى من الحديث الصَّحيح: "إن المرأة خلقت من ضِلَع أعوج وإن أعوج شيء في الضِّلع أعلاه، فإنْ ذَهَبْتَ تقيمه كَسَرْتَهُ، وإن استمتعتَ بها استمتعت وفيها عِوَج" . محمد بن عيسى (٢) بن عمرويه، الجُلُودي (٣) : راوي "صحيح مسلم" عن إبراهيم بن محمد بن سفيان الفقيه (٤) عن مسلم بن الحَجَّاج، وكان من الزُّهَّاد، يأكل من كَسْب يده من النَّسْخ، وبلغ ثمانين سنة، رحمه اللَّه تعالى بمنه وكرمه. [ثم دخلت سنة تسع وستين وثلاثمئة] في المحرَّم منها توفي الأمير عمر بن شاهين، صاحب بلاد البطيحة منذ أربعين سنة، تغلَّب عليها، وعَجَزَ عنه الأمراء والملوك والخلفاء، وبعثت إليه الجنود والسَّرايا والجيوش غَيْرَ مرة، فكل ذلك يغلبها (٥) ويكسرها، وكل ما له في تمكُّنٍ وقُوَّة، ومكث كذلك هذه المدة كلها، ومع هذا كله مات على فراشه [حتف أنفه] (٦) ، فلا نامت أعْيُنُ الجبناء. وقام بالأمر من بعده ولده الحسن، فرام عضد الدولة أن ينتزع الملك من يده، فأرسل إليه سريةً فيها خلق من الجنود، فكسرهم الحسن بن عمر بن شاهين، وردَّهم خائبين، وكاد أن يتلفَهُمْ بالكلِّية، حتى أرسل إليه عضد الدولة، فصالحه على مالٍ يرسله إليه كل سنة وأخذ رهائن من عضد الدولة على ذلك، وهذا من العجائب الغريبة. وفي صَفَر منها قبض على الشَّريف أبي أحمد الحسين بن موسى الموسوي؛ نقيب الطَّالبيين، [وقد
(١) ما بين حاصرتين من (ط). (٢) الأنساب (٣/ ٢٨٣ - ٢٨٥) المنتظم (٧/ ٩٧) اللباب (١/ ٢٨٨) سير أعلام النبلاء (١٦/ ٣٠١ - ٣٠٣) الوافي بالوفيات (٤/ ٢٩٧) النجوم الزاهرة (٤/ ١٣٣) شذرات الذهب (٣/ ٨٧). (٣) بضم الجيم، وهو الأصح، ووهم ابن الأثير في "اللباب" حين قال: إنه بفتح الجيم لا بضمها، انظر حاشية الأنساب (٣/ ٢٨٣) وتبصير المنتبه (١/ ٣٤٤ - ٣٤٥). (٤) سلفت ترجمته في وفيات سنة (٣٠٨ هـ). (٥) في (ب) و (ط)، يغلها. (٦) ما بين حاصرتين من (ب) و (ط).

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