Ibn ‘Asâkir a dit : « Son origine remonte au village de Telfita (1), et il exerçait le métier de terrâb. »
J’ai dit : « Les gens du commun affirment que son nom était Qasîm az-Zabbâl (le balayeur), alors qu’en réalité il s’agissait de Qassâm, et il n’était pas un zabbâl mais un terrâb venant du village de Telfita, non loin de Manîn. Au début, il se rattacha à un jeune homme de Damas nommé Ahmad ibn al-Jisṭâra (2) et fit partie de son groupe. Puis il se rendit maître des affaires, supplantant gouverneurs et émirs, et prit les rênes du pouvoir jusqu’à ce que Yaltikîn (3), le Turc, arrive d’Égypte le jeudi 17 muḥarram de l’an 376 de l’hégire. Celui-ci s’empara de la ville, et Qassâm s’y cacha quelque temps. Lorsqu’il réapparut, Yaltikîn le fit prisonnier puis l’envoya [enchaîné] (4) en Égypte, où il fut relâché et comblé de bienfaits. Il y résida ensuite honoré et, Dieu est plus savant. »
[Parmi les notables décédés cette année-là, on compte] Aḥmad ibn Ja‘far ibn Ḥamdân (5) ibn Mâlik ibn Shabîb ibn ‘Abd Allâh, Abû Bakr ibn Mâlik al-Qaṭî‘î – de Qaṭî‘at ad-Daqîq à Bagdad – le transmetteur du Musnad d’Aḥmad d’après son fils ‘Abd Allâh. Il transmit également d’autres œuvres d’Aḥmad, et il rapporta de nombreux shuyûkh. C’était un transmetteur fiable, abondant en ḥadith.
Ad-Dâraquṭnî, Ibn Shâhîn, al-Barqânî, Abû Nu‘aym et al-Ḥâkim ont tous reçu sa transmission, et nul ne s’est abstenu de rapporter de lui ni ne s’est soucié des dires de certains à son égard. Ceux-ci le critiquaient parce qu’une partie de ses livres avait sombré lors de l’inondation de la Qaṭî‘a par l’eau noire, et qu’il en reconstituait certaines portions à partir d’autres copies. Cela n’a cependant aucune conséquence, car il est possible qu’il les ait confrontées à ses propres manuscrits inondés, et Dieu sait mieux.
On raconte qu’il perdit la raison à la fin de sa vie, au point de ne plus savoir ce qu’on lui lisait, alors qu’il avait dépassé quatre-vingt-dix ans – qu’Allâh lui fasse miséricorde.
Tamîm ibn al-Mu‘izz al-Fâṭimî (6) : c’était de lui que l’on prenait le surnom ; il fut l’un des plus grands émirs du règne de son père et de son frère al-‘Azîz, et en lui… »