Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Le ẖâfiẓ Abū ʿUmar ibn ʿAbd al-Barr composa un ouvrage à son sujet (qu’Allah lui fasse miséricorde). Abū al-Ḥasan ʿAlī ibn Aḥmad ibn al-Marzubān al-Baghdādī, le juriste shāfiʿite, étudia auprès d’Abū al-Ḥusayn ibn al-Qaṭṭān, tandis que le shaykh Abū Ḥāmid al-Isfarāyīnī reçut l’enseignement de celui-ci. Ibn Khallikān déclare : « Il était pieux, ascète, nul n’avait de plainte envers lui. Il avait une opinion reconnue dans l’école, il dispensait un cours à Baghdād et il mourut au mois de Rajab de cette même année. »

[Puis vint l’année trois cent soixante-sept (367).]
Cette année-là, ʿAḍud al-Dawla entra à Baghdād, tandis que ʿIzz al-Dawla Bakhtiyār ibn Muʿizz al-Dawla quitta la ville. ʿAḍud al-Dawla le poursuivit pour l’affronter et emmena avec lui le calife al-Ṭāʾiʿ. Le calife le pria de lui épargner le départ et il y consentit. ʿAḍud al-Dawla se lança à sa poursuite, le captura comme prisonnier, puis le mit rapidement à mort, mettant fin à son pouvoir. L’autorité de ʿAḍud al-Dawla s’installa alors solidement à Baghdād. Le calife lui octroya de magnifiques robes d’honneur, des bracelets qu’il porta aux poignets et un collier autour du cou, ainsi que deux étendards, l’un en argent et l’autre en or, ce dernier n’étant d’ordinaire remis qu’aux héritiers désignés. Le calife lui envoya en outre de somptueux présents, tandis que ʿAḍud al-Dawla fit parvenir au calife d’importantes sommes d’or et d’argent. Il affermit son autorité sur Baghdād et les régions voisines.

Cette même année, la terre subit plusieurs secousses. Le Tigre augmenta considérablement, entraînant l’effondrement de nombreuses maisons dans la ville, et beaucoup de gens se noyèrent, en grand nombre.

On rapporta à ʿAḍud al-Dawla : « Les habitants de Baghdād ont fortement diminué à cause de la peste, des discordes survenues entre eux du fait du chiisme et du sunnisme. Ils ont en outre subi un grand incendie et des inondations. » Il répondit : « Ce qui attise le mal parmi la population à propos du sunnisme et du chiisme, ce sont ces conteurs et ces prédicateurs. » Il décréta ensuite qu’aucune personne ne devait conter ou prêcher dans l’ensemble de Baghdād et qu’aucun mendiant ne demanderait au nom de l’un quelconque des Compagnons. Au lieu de cela, le mendiant devait réciter le Coran, et celui qui souhaitait lui faire l’aumône la lui remettrait. Ils mirent cette décision en application dans la ville, puis il lui parvint

(1) Tārīkh Baghdād (11/325), Wafayāt al-Aʿyān (3/281), Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (16/246), Ṭabaqāt al-Shāfiʿiyya li al-Subkī (3/346), Shadharāt al-Dhahab (3/56). (2) Wafayāt al-Aʿyān (3/281). (3) Entre parenthèses de (Ṭ). (4) Dans (Ṭ) : Bagdad, ce qui est une altération ; Ibn al-Jawzī a mentionné dans al-Muntazam (7/87) un tremblement de terre à Sirāf, et Ibn al-ʿAthīr dans al-Kāmil (8/693-694) un tremblement de terre en Ifriqiya. (5) Entre parenthèses de (B).
وقد صنَّف الحافظ أبو عمر بن عبد البَرّ مصنَّفًا في مناتبه، رحمه الله تعالى. أبو الحسن علي بن أحمد (١) بن المَرْزُبان البغدادي الفقيه الشَّافعي: تفقه بأبي الحسين بن القَطَّان، وأخذ عنه الشيخ أبو حامد الإسْفراييني. قال ابن خلَّكان: وكان ورعًا زاهدًا ليس لأحدٍ عنده مَظْلمة، وله وجه في المذهب، وكان له دَرْسٌ ببغداد، وتوفي في رجب من هذه السنة (٢) . [ثم دخلت سنة سبع وستين وثلاثمئة] في هذه السنة دخل عضد الدولة إلى بغداد، وخرج منها عِزُّ الدولة بَخْتيار بن معز الدولة، واتبعه عضد الدولة ليقاتله، وأخذ معه الخليفة الطائع، فاستعفاه الخليفة من الخروج فأعفاه، وسار عضد الدولة وراءه، فأخذه أسيرًا، ثم قتل سريعًا وتصرَّمت دولته. واستقرَّ أمر عضد الدولة ببغداد، وخلع عليه الخليفة الخِلَع السَّنية والأسْوِرَة في يديه والطوق في عنقه، وأعطاه لواءين أحدهما فضَّة والآخر من ذهب، ولم يكن هذا الثاني يصنعه إلا لأولياء العهد، وأرسل إليه الخليفة بتُحَفٍ سنية، وبعث عضد الدولة [إلى الخليفة] (٣) بأموالٍ جزيلة من الذَّهب والفِضَّة، واستقرت يده على بغداد وما والاها من البلاد. وزلزلت الأرض (٤) مرارًا في هذه السنة. وزادت دِجْلة زيادةً كثيرة وانتقضت بيوت كثيرة في البلد، وغرق خَلْقٌ كئير وجمٌّ غفير. وقيل لعضد الدولة: إن أهل بغداد قد قَلُّوا كثيرًا بسبب الطَّاعون، وما وقع بينهم من الفِتَن بسبب الرَّفْض والسُّنَّة، وأصابهم حَريق [عظيم] (٥) وغَرَقٌ، فقال: إنما يهيج [الشر] (٥) بين النَّاس في السُّنَّة والرَّفض هؤلاء القُصَّاص والوعاظ. ثم رسم أن أحدًا لا يقصُّ ولا يعظ في سائر بغداد، ولا يسأل سائل باسم أحد من الصَّحابة، وإنما يقرأ السَّائل القرآن، فمن أعطاه أخذ منه. فعمل بذلك في البلد، ثم بلغه
(١) تاريخ بغداد (١١/ ٣٢٥) وفيات الأعيان (٣/ ٢٨١) سير أعلام النبلاء (١٦/ ٢٤٦) طبقات الشافعية للسبكي (٣/ ٣٤٦) شذرات الذهب (٣/ ٥٦). (٢) وفيات الأعيان (٣/ ٢٨١). (٣) ما بين حاصرتين من (ط). (٤) في (ط): بغداد، وهو تحريف، وقد ذكر ابن الجوزي في المنتظم (٧/ ٨٧) زلزلة بسيراف، وذكر ابن الأثير في الكامل (٨/ ٦٩٣ - ٦٩٤) زلزلة في إفريقية. (٥) ما بين حاصرتين من (ب).

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