Al-Ḥasan ibn Būya (1) : Abū ʿAlī, Rukn al-Dawla ibn Būya, fut atteint de colique et mourut dans la nuit du samedi 28 Muḥarram (2). La durée de son émirat fut de quarante-quatre ans, un mois et neuf jours ; et il vécut soixante-dix-huit ans (3). Il était clément et généreux.
Muḥammad ibn Isḥāq ibn Ibrāhīm ibn Aflaḥ ibn Rāfiʿ ibn Ibrāhīm ibn Aflaḥ ibn ʿAbd al-Raḥmān ibn ʿUbayd ibn Rafāʿa ibn Rāfiʿ, Abū al-Ḥasan, l’Anṣārī al-Zurqī (4), était naqīb (chef) des Anṣār à Bagdad. Il entendit le ḥadīth d’Abū al-Qāsim al-Baghawī et d’autres. Il jouissait d’une fiabilité reconnue, connaissait l’histoire des Anṣār, leurs mérites et leurs affaires. Il mourut en Jumādā al-Ākhira de cette même année.
Muḥammad ibn al-Ḥasan (5) ibn Aḥmad ibn Ismāʿīl : Abū al-Ḥasan al-Sarrāj. Il avait entendu (le ḥadīth) de Yūsuf ibn Yaʿqūb al-Qāḍī et d’autres. Il déployait de grands efforts dans l’adoration : il pria jusqu’à en être immobilisé, et il pleura jusqu’à perdre la vue. Il décéda le jour de ʿĀshūrāʾ de cette même année.
Le qāḍī Mundhir ibn Saʿīd, Abū al-Ḥakam al-Ballūṭī (6), appartenait à l’école ẓāhirite. Il fut juge suprême (Qāḍī al-Quḍāt) d’al-Andalus, et était un imam, un juriste, un savant, un orateur éloquent, un poète, un homme pieux, doté de grandes vertus, [réunissant diverses formes de bien, de piété et d’ascèse] (7). Il laissa des ouvrages et des opinions, dont l’une affirme que le Paradis dans lequel Adam fut introduit et dont il fut chassé se trouvait sur terre [et non le Paradis que Dieu a préparé pour Ses serviteurs dans l’Au-delà] (7). À ce sujet, il composa un livre à part, qui produit un vif effet sur les âmes [et qui est empreint de douceur et de clarté] (7). Il rédigea également un Tafsīr du Coran et d’autres ouvrages.
Un jour, il se présenta devant al-Nāṣir li-Dīn Allāh ʿAbd al-Raḥmān al-Umawī, alors que ce dernier venait d’achever la construction de Madīnat al-Zahrāʾ et de ses palais. Et il