Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Il (l’auteur) a également dit :

« Accorde à ton esprit, épuisé par l’effort, un moment de repos, afin qu’il reprenne des forces, et distrais-le par un peu de plaisanterie. Mais si tu lui accordes cela, que ce soit à la mesure du sel que l’on ajoute à un plat. »

Il a aussi dit :

« Si tu sers les rois, alors revêts la plus précieuse des tenues : la prudence. Entre chez eux comme si tu étais aveugle et, lorsque tu sors, sors comme si tu étais muet. »

Et encore :

« Si tu souhaites voir ton ennemi humilié, que tes soucis le tuent et que ta grandeur le consume de chagrin, alors poursuis la gloire et accrois tes mérites, car quiconque augmente son mérite avive la rancune de ses jaloux. »

Il déclare aussi :

« Nos épées, courtes mais solides, ont fait de notre royaume un empire de longue durée. Nous n’avons cessé de défendre les frontières, d’anéantir nos ennemis sans relâche, d’affronter les périls depuis le temps ancien et de nous partager les richesses depuis l’époque de Sām. »

Il écrit également :

« Ô toi, serviteur du corps, jusqu’à quand peineras-tu à son service ? Chercherais-tu un profit dans ce qui ne fait que causer des pertes ? Tourne-toi plutôt vers l’âme et parachève ses vertus, car c’est par l’âme, et non par le corps, que l’être humain se définit. »

Abou Firas ibn Hamdân, le poète, a laissé un recueil de poèmes très connu. Son frère, Sayf ad-Dawla, le nomma gouverneur de Harrân et de Manbij. Un jour, il livra bataille contre les Byzantins et fut fait prisonnier, puis Sayf ad-Dawla le libéra. Son décès survint cette même année, à l’âge de quarante-huit ans. Sa poésie se distingue par son élégance et la valeur de ses significations.

(1) Dans (B) : les ennemis. (2) Dans (Ḥ) et (B) : « kay », et ce qui est confirmé par al-Muntaẓam (7/73). (3) Il s'agit de al-Ḥārith b. Abī al-ʿAlāʾ Saʿīd b. Ḥamdān ; voir Wafayāt al-Aʿyān (2/58) et sa biographie dans Yatīmat al-Dahr (1/35-88), al-Muntaẓam (7/68-71), Zubdat al-Ḥalab (1/157), Wafayāt al-Aʿyān (2/58-64), Sīr Aʿlām al-Nubalāʾ (16/196-197), al-Wāfī bil-Wafayāt (11/261-265), al-Nujūm al-Zāhira (4/19-20), Shudhūrāt al-Dhahab (3/24-25). (4) Plusieurs éditions publiées, dont une par Dār Ṣādir, qui contient des clarifications dans la vérification des vers. (5) Ainsi dans (Ḥ), (B) et (Ṭ), mais la correction est « son cousin », et Ibn Kathīr suit à ce sujet Ibn al-Sāʿī comme il sera dit plus loin. (6) Il est mentionné dans les événements de l'année 357 H qu'il y fut tué, ce qui est exact ; Ibn Kathīr ici suit Ibn al-Jawzī dans sa position exprimée dans al-Muntaẓam (7/68-71). Ainsi, il avait environ trente-sept ans au moment de sa mort, voir Sīr Aʿlām al-Nubalāʾ (16/197).
وله: أفِدْ طبعكَ المكدودَ بالجدِّ راحةً … يجمُّ وعلِّلْهُ بشيءٍ من المَزْحِ ولكن إذا أعطيتَ ذلكَ فليكنْ … بمقدارِ ما تعطي الطَّعامَ منَ المِلْحِ وله: إذا خدمتَ الملوكَ فالبسْ … من التوقِّي أعزَّ ملبسْ وادخُلْ عليهم وأنت أعمى … واخرجْ إذا ما خرجت أخرسْ وله: إذا شئتَ أن تلقى عدوَّك راغمًا … وتقتلَه هَمًّا وتحرِقَهُ غَمَّا فسَامِ العُلا وازدَدْ من الفَضْلِ إنه … من ازداد فضلًا زاد حاسِدَه غما وله: إن أسيافَنا القِصار الدَّوامي … صيَّرَتْ مُلْكنا طويل الدَّوام لم نزل نحن في سدَاد ثُغُورٍ … واصطلام الأعداء من وسْطِ لام واقتحام الأهوال (١) من وقت حامٍ … واقتسام الأموال من وقت سام وله: يا خادِمَ الجسم كم (٢) تشقى بخدمته … أتطلب الرِّبح مما فيه خُسرانُ أقبل على النفس واستكمل فضائلها … فأنت بالنَّفسِ لا بالجسم إنسانُ أبو فراس بن حمدان (٣) الشَّاعر: له ديوان مشهور (٤) . استنابه أخوه (٥) سيف الدولة على حَرَّان ومنبج، فقاتل مرة الرُّوم فأُسرَ، ثم استقذه سيفُ الدولة، واتفق موته في هذه السَّنة عن ثمان وأربعين سنة (٦) ، وله شعر رائق ومعانٍ حسنة.
(١) في (ب) الأعداء. (٢) في (ح) و (ب): كي، والمثبت من المنتظم (٧/ ٧٣). (٣) هو الحارث بن أبي العلاء سعيد بن حمدان، انظر وفيات الأعيان (٢/ ٥٨) وترجمته في يتيمة الدهر (١/ ٣٥ - ٨٨) المنتظم (٧/ ٦٨ - ٧١) زبدة الحلب (١/ ١٥٧) وفيات الأعيان (٢/ ٥٨ - ٦٤) سير أعلام النبلاء (١٦/ ١٩٦ - ١٩٧) الوافي بالوفيات (١١/ ٢٦١ - ٢٦٥) النجوم الزاهرة (٤/ ١٩ - ٢٠) شذرات الذهب (٣/ ٢٤ - ٢٥). (٤) طبع غير مرة، إحداها صدرت عن دار صادر، وعليها أحلت في تخريج الأبيات. (٥) كذا في (ح) و (ب) و (ط)، والصواب: ابن عمه، ويتابع ابن كثير في ذلك ابن الساعي كما سيأتي. (٦) مرَّ في أحداث سنة (٣٥٧ هـ) أنه قتل فيها، وهو الصحيح، وقد تابع ابنُ كثير هنا ابنَ الجوزي فيما ذهب إليه في المنتظم (٧/ ٦٨ - ٧١) ومن ثمَّ يكون عمره يوم قتل سبعًا وثلاثين سنة، انظر "سير أعلام النبلاء" (١٦/ ١٩٧).

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