Il acquit de grandes richesses, et les gens entendirent parler de son travail d’édition. On lui prépara une séance d’enseignement à Nishapur. Il voyagea et étudia auprès de maîtres aussi bien à l’Est qu’à l’Ouest. Parmi ses professeurs figuraient Ibn Jarir (1) et Ibn Abi Hatim. De nombreux grands traditionnistes assistaient à son cercle, dont Abou al-‘Abbas al-Asam et d’autres de son rang. Il décéda cette année-là, à l’âge de soixante-sept ans.
Sa‘id (2) ibn al-Qasim ibn al-‘Ala’ ibn Khalid (3), Abou ‘Amr (4) al-Bardh‘ai (5), fut l’un des maîtres mémorisateurs (huffaz). Al-Daraqutni et d’autres ont rapporté de lui.
Muhammad (6) ibn al-Hasan (7) ibn Kawthar (8) ibn ‘Ali (9), Abou Bahr al-Barbahari (10), transmit de la part d’Ibrahim al-Harbi, [Tamtam] (11), al-Baghandi et al-Kudaymi [et d’autres] (12). Ibn Rizqawayh et Abou Nu‘aym transmirent de lui. Al-Daraqutni effectua un choix de ses traditions et déclara : « Contentez-vous de ce que j’ai colligé pour lui, car le juste de ce qu’il a entendu s’est mêlé à ce qui est erroné. »
Plusieurs huffaz (érudits en hadith) de son époque formulèrent des critiques à son égard en raison de sa confusion et de sa négligence. Certains l’accusèrent même de mensonge (13).
(1) Je n'ai vu personne mentionner son audition auprès d'Ibn Jarir autre qu'Ibn Kathir ; si cela est authentique, il aurait dû l'avoir entendu alors qu'il avait cinq ans, car al-Muzakki est né en 305 H et Ibn Jarir est décédé en 310 H.
(2) Dans (H), « Saʿd » est une erreur de lecture, la forme correcte est celle attestée dans (B).
(3) Voir les récits d'Ispahan dans : Tārīkh Baghdād (9/110-111), al-Ansāb (2/143), al-Muntaẓam (7/62), Sīr Aʿlām al-Nubalāʾ (16/72-73), Tadhkirat al-Ḥuffāẓ (3/936-937), Ṭabaqāt al-Ḥuffāẓ (378), Shadharāt al-Dhahab (3/41).
(4) Dans al-Muntaẓam : Abū ʿUmar est une erreur de lecture.
(5) Attribution à Barzāʿa, un village à l’extrême Azerbaïdjan, la suppression de la lettre dāl est admise — voir al-Ansāb (2/143).
(6) La biographie de Muḥammad ibn al-Ḥasan est omise dans (B).
(7) Dans al-Muntaẓam (7/63) : « ibn Abī al-Ḥasan » avec l’ajout « Abī » est une confusion.
(8) Dans (H) : « Karīz » est une erreur de lecture, la forme correcte est attestée dans Tārīkh Baghdād (2/209) et autres sources.
(9) Voir Tārīkh Baghdād (2/209-211), al-Ansāb (2/125-127), al-Muntaẓam (7/63-64), al-Lubāb (1/133), Sīr Aʿlām al-Nubalāʾ (16/141-143), al-ʿIbar (2/327-328), Mīzān al-Iʿtidāl (3/519), al-Wāfī bil-Wafayāt (2/338), Lisān al-Mīzān (5/131-132), Shadharāt al-Dhahab (3/41).
(10) Cette attribution relève de Barbahār, un type de médicaments importés d’Inde ; celui qui les importe est appelé al-Barbahārī — voir al-Ansāb (2/125) et al-Lubāb (1/107).
(11) Entre deux cercles dans (Ṭ), il est écrit « Tamām », une erreur de lecture, la correction est confirmée par Tārīkh Baghdād (2/209) et al-Muntaẓam (7/63) ; voir aussi Sīr Aʿlām al-Nubalāʾ (13/390-391).
(12) Entre deux cercles dans (Ṭ).
(13) Dans (H) : la biographie du juge Abū ʿAlī al-Marwazī a été insérée dans les nécrologies de cette année ; y est mentionné : le juge al-Ḥusayn ibn Muḥammad ibn Aḥmad, Abū ʿAlī al-Marwazī, l’un des maîtres du madhhab à son époque, auteur de la célèbre « Taʿlīqa ». Il fit ses études auprès d’Abū Bakr al-Qaffāl al-Marwazī, dont il transmit le savoir à plusieurs, parmi lesquels al-Baghawī, auteur du « Tahdhīb », du « Tafsīr » et du « Sharḥ al-Sunna ».