De son père, il transmit des hadiths réprouvés et rapporta de (al-)Junayd et d’Ibn Masrûq (1).
Ibn al-Jawzî a dit : « Il était spirituel et habile, mais on l’accusait de forger des hadiths (2). »
At-Tabarânî, Sulaymân ibn Ahmad ibn Ayyûb (3) : Abû al-Qâsim, at-Tabarânî, al-Lakhmî, le grand hâfiẓ, auteur du Muʿjam al-Kabîr, du Muʿjam al-Awsaṭ et du Muʿjam aṣ-Ṣaghîr, ainsi que du “Kitâb as-Sunna” et du “Musnad ash-Shâmiyyîn”, et d’autres ouvrages utiles.
Il vécut cent ans et mourut cette année-là à Ispahan, où il fut enterré à la porte de la ville, près de la tombe de Humama ad-Dawsî, le Compagnon (– qu'Allah soit satisfait de lui –) (4). C’est ce qu’a rapporté Abû al-Faraj ibn al-Jawzî dans “al-Muntazim” (5).
Ibn Khallikân a déclaré : « Il a entendu (des hadiths) d’un millier de shuyûkh. » Il a ajouté : « Son décès eut lieu un samedi, deux nuits avant la fin de Dhû al-Qaʿda cette année-là, et certains affirment qu’il est décédé au mois de Shawwâl de la même année. »
Aḥmad ibn Muḥammad ibn al-Fatḥ (6) – on l’appelle aussi Ibn Abî al-Fatḥ –, al-Khâqân, Abû al-ʿAbbâs an-Najjâd, fut l’imâm de la Grande Mosquée de Damas.
Ibn ʿAsâkir a dit : « C’était un adorateur pieux. On raconte qu’un groupe de personnes vint lui rendre visite et l’entendit pousser des gémissements sous l’effet d’une douleur qu’il ressentait. Ils le condamnèrent pour cela (7). Lorsqu’il sortit vers eux, il leur dit : “ ‘Âh’ est un Nom d’Allah permettant aux âmes élevées de s’apaiser.” Ainsi, leur estime pour lui grandit encore plus et ils le vénérèrent (8). »
J’ajoute : Cependant, on ne saurait accepter ce qu’il a dit sans preuve. Il faut un témoignage fiable provenant de l’Infaillible, car les Noms d’Allah – Exalté soit-Il – sont, selon l’opinion correcte, fondés sur la Révélation. Et Allah – Exalté soit-Il – est plus savant quant à la vérité.