L’historien Ibn ‘Asākir déclare dans la biographie de Ja‘far ibn Falāḥ, gouverneur de Damas : « Il fut le premier à y exercer l’autorité au nom des Fatimides, lui qui transmit cet ordre de la part d’al-Mu‘izz le Fatimide, souverain du Caire. Abū Muḥammad ibn al-Akfanī nous a rapporté les propos d’Abū Bakr Aḥmad ibn Muḥammad ibn Sharām : “Le jeudi, au cinquième jour écoulé du mois de Ṣafar de l’an 360 (de l’Hégire), les muezzins proclamèrent à la Grande Mosquée de Damas, ainsi que sur tous les minarets de la ville et des mosquées, ‘Hayya ‘alā khayri l-‘amal’ (Venez à la meilleure des actions) après ‘Hayya ‘alā l-falāḥ’ (Venez à la réussite), sur ordre de Ja‘far ibn Falāḥ. Ils n’eurent pas la possibilité de s’y opposer et n’eurent d’autre choix que de s’y conformer. ” Puis, le vendredi huit Jumādā al-Ākhira de la même année, on ordonna aux muezzins de répéter deux fois l’appel à la prière et le takbīr dans l’iqāma, et de dire ‘Hayya ‘alā khayri l-‘amal’ dans l’iqāma. Les gens en furent très surpris, mais ils endurèrent cela en se soumettant au décret de Dieu. »
Parmi les personnalités décédées cette année-là figure as-Sarrī ibn Aḥmad ibn as-Sarrī (Abū l-Ḥasan al-Kindī, dit “ar-Raffā’”, le poète de Mossoul). Ibn al-Athīr situe sa mort cette même année 360, précisant qu’il mourut à Bagdad. Ibn al-Jawzī mentionne plutôt l’an 362, comme on le verra plus loin.
On compte également Muḥammad ibn Ja‘far ibn Muḥammad ibn al-Haytham ibn ‘Imrān ibn Yazīd (Abū Bakr al-Bundār), originaire d’al-Anbār. Il entendit les hadiths de Aḥmad ibn al-Khalīl al-Burjulānī, de Muḥammad ibn Abī l-‘Awwām ar-Riyāḥī, de Ja‘far ibn Muḥammad aṣ-Ṣāʾigh et d’Abū Ismā‘īl at-Tirmidhī. Selon Ibn al-Jawzī, il fut le dernier à rapporter leurs transmissions.