Sa traduction et les vers qui lui sont attribués, ainsi que la réponse que nous en avons rapportée de l’imam éminent Abou Muhammad ibn Hazm, le juriste Ẓāhirite (1), que Dieu lui fasse miséricorde.
Parmi ceux qui y moururent, on compte Kâfûr al-Ikhshîdî selon le dire d’Ibn Khallikân (2).
[Puis vint l’année trois cent cinquante-sept (de l’Hégire)]
Cette année-là, la nouvelle se répandit à Bagdad et dans d’autres contrées qu’un homme était apparu, se nommant Muḥammad ibn ʿAbd Allâh et surnommé al-Mahdî, prétendant être celui dont parle le ḥadîth relatif au Mahdî. Il affirmait appeler au bien et interdire le mal. À Bagdad, certains se mirent à le suivre. Si la personne sollicitée était sunnite, ils disaient : « C’est un descendant d’al-ʿAbbâs. » Et si elle était chiite, ils disaient : « C’est un ʿAlide. » Cet homme résidait alors en Égypte auprès de Kâfûr al-Ikhshîdî, avant que celui-ci ne meure, et il était honoré là-bas. Parmi ceux qui répondirent à son appel se trouvait Subuktakîn al-Ḥâjib, de confession chiite, qui crut qu’il était ʿAlide. Il lui écrivit de venir à Bagdad pour s’emparer des territoires. L’homme partit donc d’Égypte et Subuktakîn le rencontra près d’al-Anbâr. Lorsqu’il le vit, il le reconnut : il s’agissait de Muḥammad ibn al-Mustakfî bi-llâh al-ʿAbbâsî. Quand il réalisa qu’il était abbasside et non ʿalide, il se ravisa ; le groupe se dispersa et ses partisans éclatèrent de toute part. On le remit à ʿIzz al-Dawla ibn Muʿizz al-Dawla, qui lui accorda la sûreté. Puis al-Muṭīʿ li-llâh le prit en charge, lui coupa le nez, et l’on perdit sa trace ; on ne sut plus rien de lui.
La même année, un contingent de Byzantins – qu’ils soient maudits – envahit les régions d’Antioche. Ils massacrèrent beaucoup de gens des campagnes alentour, emmenèrent en captivité douze mille habitants et regagnèrent leur pays sans que personne ne s’interposât.
Cette année-là, les Râfiḍa célébrèrent le deuil d’Ashûrâ’, et ils firent la fête et se réjouirent le jour de Ghadîr Khumm.
Cette même année, au mois de Tishrîn, un mal appelé al-mashrâ frappa la population, provoquant la mort subite de nombreuses personnes. « Nous appartenons à Dieu et c’est à Lui que nous retournons. »
Au cours de cette année également, la plupart des chameaux du convoi de pèlerins moururent de soif sur la route, et seuls quelques-uns parvinrent à La Mecque. Même parmi ceux qui arrivèrent, la plupart ne purent accomplir le pèlerinage cette année-là. « Nous appartenons à Dieu et c’est à Lui que nous retournons. »
La même année, Abû al-Maʿâlî Charîf ibn Sayf al-Dawla livra bataille à son oncle maternel et cousin paternel, Abû Firâs ibn Saʿîd ibn Ḥamdân, poète, près d’un village nommé Ṣadad. Abû Firâs fut tué au cours de l’affrontement.
Ibn al-Athîr déclara : « En vérité, celui qui a dit que le pouvoir est stérile a dit vrai. » (3).