« Aucun bien n’est suscité si ce n’est par Dieu, ce que Dieu veut (advient). Nul ne peut écarter le mal hormis Dieu, ce que Dieu veut (advient). Tout bienfait vient de Dieu, ce que Dieu veut (advient). Il n’y a de puissance ni de force si ce n’est en Dieu. »
Il dit : « Ibn ‘Abbâs a déclaré : “Celui qui les prononce (ces paroles) trois fois le matin et trois fois le soir, Dieu le préserve de la noyade, de l’incendie et du vol.” » Il ajouta : « Et je pense qu’il a aussi dit : “Et du démon, du sultan, du serpent et du scorpion.” » (1)
Al-Dâraqutnî a dit dans son ouvrage Al-Farâd (« Les Traditions isolées ») : « C’est un ḥadith étrange que celui rapporté par Ibn Jurayj ; personne d’autre que ce cheikh ne l’a transmis de lui », faisant allusion à ce Ḥasan ibn Razîn. Muhammad ibn Kathîr al-‘Abdî l’a également rapporté de lui. Malgré cela, le ḥâfiẓ (traditionniste) Abû Aḥmad ibn ‘Adî (2) a dit de lui : « Il n’est pas connu. » Le ḥâfiẓ Abû Ja‘far al-‘Uqaylî (3) a dit : « Il est inconnu et son ḥadith n’est pas fiable. » Abû al-Ḥusayn ibn al-Munâdî (4) a déclaré : « C’est un ḥadith faible, à cause de Ḥasan ibn Razîn. »
Ibn ‘Asâkir a rapporté un ḥadith similaire (5) par la voie de ‘Alî ibn al-Ḥasan al-Jahḍamî – qui est un menteur notoire – d’après Ḍamra ibn Ḥabîb al-Maqdisî, d’après son père, d’après al-‘Alâ’ ibn Ziyâd al-Qushayrî, d’après ‘Abd Allâh ibn al-Ḥasan, d’après son père, d’après son grand-père, d’après ‘Alî ibn Abî Ṭâlib, sous forme marfû‘ (attribuée au Prophète) : « Chaque jour de ‘Arafa, à ‘Arafât, Jibrîl, Mîkâ’îl, Isrâfîl et al-Khiḍr se rassemblent… », et il mentionne un long ḥadith forgé. Nous avons délibérément choisi de ne pas le citer intégralement, louange à Dieu.
Ibn ‘Asâkir rapporte, par la voie de Hishâm ibn Khâlid, d’après al-Ḥasan ibn Yaḥyâ al-Khushanî, d’après Ibn Abî Rawwâd, qui a dit : « Ilyâs et al-Khiḍr jeûnent le mois de Ramaḍân à Bayt al-Maqdis, accomplissent le Pèlerinage chaque année et boivent de l’eau de Zamzam en une seule gorgée, qui leur suffit jusqu’à l’année suivante. » (6)
Ibn ‘Asâkir raconte que al-Walîd ibn ‘Abd al-Malik ibn Marwân, le bâtisseur de la Grande Mosquée de Damas, voulut s’y adonner au culte une nuit. Il ordonna à ceux qui en avaient la garde (7) de la lui réserver. Ils s’exécutèrent. Quand la nuit tomba, il entra par la porte des Horloges et pénétra dans la mosquée ; il vit alors un homme en prière entre lui et la porte de la Khadrâ’. Il dit aux gardiens : « Ne vous ai-je pas ordonné de la vider ? » Ils répondirent : « Ô Commandeur des Croyants, c’est al-Khiḍr qui vient chaque nuit prier ici. »
Ibn ‘Asâkir ajoute : « Abû al-Qâsim Ismâ‘îl ibn Aḥmad nous a informés, Abû Bakr ibn al-Ṭabarî nous a rapporté, etc. »