Le ḥākim Abū ʿAbd Allāh an-Naysābūrī déclara : « Il fut, à son époque au Khorassan, le doyen des membres de la Famille du Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) et le chef des Alides de son temps. Il était parmi ceux qui accomplissaient le plus de prières, offraient le plus d’aumônes et nourrissaient le plus d’amour pour les Compagnons. Je l’ai fréquenté quelque temps, et je ne l’ai jamais entendu mentionner ʿUthmān sans dire : “Le martyr”, puis pleurer, ni mentionner ʿĀʾisha sans dire : “La Véridique, fille du Véridique, la bien-aimée du Bien-aimé de Dieu”, puis pleurer. Il avait entendu le ḥadith de Ibn Khuzayma et de ceux de sa génération. Ses ancêtres résidaient au Khorassan et, dans toutes leurs contrées, ils étaient [des seigneurs] (1), nobles où qu’ils fussent, issus de la Famille du Messager de Dieu (2), de qui (3) (…) les fils de Maʿadd plièrent la nuque.
Il s’agit de Muḥammad ibn al-Ḥusayn ibn ʿAlī ibn al-Ḥasan (4) ibn Yaḥyā ibn Ḥassān ibn al-Waḍḍāḥ, Abū ʿAbd Allāh al-Anbārī, le poète connu sous le nom d’al-Waḍḍāḥī. Il disait avoir entendu le ḥadith de al-Maḥāmilī, [d’Ibn Makhlad] (5) et d’Abū Rūq. Le ḥākim Abū ʿAbd Allāh rapporta quelques-uns de ses poèmes. Il était le plus accompli des poètes de son temps. Parmi ses vers (6) :
« Qu’Allah arrose la Porte d’al-Karkh, un campement et une demeure, et ceux qui l’habitent, d’une averse de nuages grondants (7) !
Si celui qui pleure la ruine de l’ancienne demeure dans la plaine, et sa voisine Umm ar-Rabāb à Maʾsal, voyait les terrains vagues d’al-Karkh ou s’y installait, il cesserait alors d’évoquer Dukhūl et Ḥawmal. »
Abū Bakr ibn al-Jiʿābī (8), de son nom complet Muḥammad ibn ʿUmar ibn Muḥammad ibn Sālim ibn al-Barāʾ ibn Subra ibn Sayyār, Abū Bakr ibn al-Jiʿābī, fut juge à al-Mawṣil. Né en Ṣafar de l’an 284 de l’Hégire, il entendit de nombreux ḥadiths, se forma auprès d’Abū al-ʿAbbās ibn ʿUqda et reçut son enseignement. »