Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Al-‘Uqaylî (1) a déclaré : « La plupart de ses récits sont forgés. » Al-Bukhârî (2) a dit : « Il rapporte des hadiths réprouvés (munkar). » Abû Hâtim (3) a dit : « Son hadith est très faible et réprouvé. » Ibn ‘Adî (4) a dit : « La plupart de ce qu’il transmet concerne les mérites de ‘Alî ; il est faible et extrémiste dans son attachement au chiisme. »

Ach-Châfi‘î a dit dans son “Musnad” (5) : « Al-Qâsim ibn ‘Abd Allâh ibn ‘Umar nous a rapporté, d’après Ja‘far ibn Muhammad, d’après son père, d’après son grand-père ‘Alî ibn Al-Husayn, qui a dit : “Lorsque le Messager de Dieu (ﷺ) mourut et que les condoléances arrivèrent, ils entendirent une voix dire : ‘Certes, en Dieu se trouve une consolation pour toute calamité, un remplaçant pour tout être qui périt et un moyen de rattraper toute perte. Placez donc votre confiance en Dieu et mettez votre espoir en Lui, car celui qui est réellement affligé est celui qui se voit privé de la récompense.’” Puis ‘Alî ibn Al-Husayn déclara : ‘Savez-vous qui était cet homme ? C’était Al-Khidr.’”

Quant au shaykh de Ach-Châfi‘î, Al-Qâsim Al-‘Umarî, c’est un narrateur abandonné : Ahmad ibn Hanbal (6) et Yahyâ ibn Ma‘în (7) ont dit de lui : « Il ment. » Ahmad ajouta : « Il fabrique des hadiths. » De plus, ce hadith est mursal (à chaîne interrompue), et on ne s’y fie pas dans ce cas, Dieu est le plus savant.

Il a aussi été rapporté sous une autre forme, également faible, par Ja‘far ibn Muhammad, d’après son père, d’après son grand-père, d’après son père, d’après ‘Alî, mais cela n’est pas authentique. De même, ‘Abd Allâh ibn Wahb a transmis, d’après quelqu’un qui le lui a raconté, d’après Muhammad ibn ‘Ajlân, d’après Muhammad ibn Al-Munkadir, qu’alors que ‘Umar ibn Al-Khattâb priait sur une dépouille funéraire, il entendit une voix dire : « Ne nous prive pas de la pluie, qu’Allâh te fasse miséricorde. » ‘Umar l’attendit jusqu’à ce qu’il rejoigne le rang, puis il mentionna sa prière pour le défunt : « Si Tu le sanctionnes, c’est qu’il T’a abondamment désobéi ; et si Tu lui pardonnes, il est fort démuni et a grand besoin de Ta miséricorde. »

Lorsque le défunt fut enterré, il (l’inconnu) s’exclama : « Heureux es-tu, ô toi qui gîs dans cette tombe, si tu n’étais ni chef de clan (arîf), ni percepteur, ni trésorier, ni scribe, ni policier. » ‘Umar dit alors : « Saisissez cet homme, que nous l’interrogions au sujet de sa prière et de son discours, qui est-il ? » Mais l’homme se déroba à leurs yeux, et lorsqu’ils regardèrent, ils virent l’empreinte de son pied mesurer une coudée. ‘Umar déclara : « Par Dieu, c’est Al-Khidr dont le Messager de Dieu (ﷺ) nous a parlé (8). » Or ce récit comporte un maillon suspect et une rupture dans la chaîne de transmission, si bien qu’il n’est pas valide.

L’Hâfiẓ Ibn ‘Asâkir rapporte d’après Ath-Thawrî, d’après ‘Abd Allâh ibn Muḥarrar, d’après Yazîd ibn Al-Aṣam, d’après ‘Alî ibn Abî Tâlib, qui a dit : « Je suis entré pour accomplir le ṭawâf une nuit. Soudain, je vis un homme agrippé aux tentures de la Ka‘ba, disant : ‘Ô Toi…’ »

(1) Al-Duʿafāʾ al-Kabīr (3/139) avec sa phrase : « Et de ʿAnas, il rapporte de nombreux récits douteux. » (2) Al-Bukhārī les compte deux dans son Tārīkh al-Kabīr ; ʿAbbād ibn Manṣūr Abū Muʿammar, dont il dit : « à propos de lui, il y a à réfléchir », et ʿAbbād ibn ʿAbd al-Ṣamad, qui a entendu ʿAnas, et en qui il dit : « récit douteux » (6/ les deux biographies 1629 et 1630), et ils sont une seule et même personne, si Dieu le veut, comme dans al-Jarḥ wa al-Taʿdīl d’Ibn Abī Ḥātim et d’autres. (3) Al-Jarḥ wa al-Taʿdīl (6/ biographie 421). (4) Al-Kāmil fī al-Ḍuʿafāʾ (4/1648). (5) Musnad al-Shāfiʿī (361) et il n’y figure pas la parole de ʿAlī ibn al-Ḥusayn attribuant la déclaration à al-Khiḍr. (6) Al-ʿIllal (2/198), et al-Jarḥ wa al-Taʿdīl d’Ibn Abī Ḥātim (7/ biographie 643). (7) Il cite ceci de Mīzān al-Dhahabī (3/372), et nous n’avons pas retrouvé cela dans Tārīkh al-Dawrī (2/481) ni dans les Questions d’Ibn al-Junayd (biographie 217) ; au contraire, ils affirment : « ce n’est rien ». (8) Le rapport se trouve dans Mukhtaṣar Tārīkh Dimashq (8/65).
والعقيلي (١) : أكثرها موضوع. وقال البخاري (٢) : منكر الحديث. وقال أبو حاتم (٣) : ضعيف الحديث جدًا منكره. وقال ابن عدي (٤) : عامّة ما يرويه في فضائل علي، وهو ضعيف غالٍ في التشيع. وقال الشافعي في "مسنده" (٥) : أخبرنا القاسم بن عبد الله بن عمر، عن جعفر بن محمد، عن أبيه، عن جدّه علي بن الحسين قال: لما توفي رسولُ الله ﷺ وجاءت التعزيهّ سمعوا قائلًا يقول: إن في الله عزاءً من كلّ مصيبهّ، وخلَفًا من كل هالك، ودرَكًا من كل فائت، فبالله فثقوا، وإياه فارجوا، فإن المصاب من حُرِمَ الثواب. قال علي بن الحسين: أتدرون من هذا؟ هذا الخضر. شيخ الشافعي القاسم العمري متروك؛ قال أحمد بن حنبل (٦) ويحيى بن معين (٧) : يكذب. زاد أحمد: ويضع الحّديث. ثمّ هو مرسل، ومثله لا يعتمد عليه هاهنا، والله أعلم. وقد روي من وجه آخر ضعيف عن جعفر بن محمد، عن أبيه، عن جدّه، عن أبيه، عن علي. ولا يصح، وقد روى عبد الله بن وهب عمن حدّثه، عن محمد بن عجلان، عن محمد بن المنكدر أن عمر بن الخطاب بينما هو يصلي على جنازة إذ سمع هاتفًا وهو يقول: لا تسيقنا يرحمك الله، فانتظره حتى لحق بالصف، فذكر دعاءه للميت: إنْ تعذبه فكثيرًا عصاك، وإن تغفر له ففقير إلى رحمتك. ولما دُفن قال: طوبى لك يا صاحبَ القبر إن لم تكن عريفًا أو جابيًا أو خازنًا أو كاتبًا أو شرطيًا، فقال عمر: خذوا الرجل نسأله عن صَلاته وكلامه عمَّن هو. قال: فتوارى عنهم، فنظروا فإذا أثر قدمه ذراع. فقال عُمر: هذا -والله- الخضر الذي حدّثنا عنه رسول الله ﷺ (٨) . وهذا الأثر فيه متهم، وفيه انقطاع، ولا يصح مثله. وروى الحافظ ابن عساكر عن الثوري، عن عبد الله بن مُحَرَّر، عن يزيد بن الأصم، عن علي بن اْبي طالب قال: دخلت الطوافَ في بعض الليل، فإذا أنا برجل متعلقٍ بأستار الكعبة وهو يقول: يا من
(١) الضعفاء الكيير (٣/ ١٣٩) وعبارته: "وله عن أنس مناكير كثيرة". (٢) عده البخارى اثنين في تاريخه الكبير؛ عباد بن منصور أبو معمر، وقال: فيه نظر، وعباد بن عبد الصمد، سمع أنسًا، وقال فيه: منكر الحديث (٦/ الترجمتان ١٦٢٩ و ١٦٣٠) وهما واحد إن شاء الله، كما في الجرح والتعديل لابن أبي حاتم وغيره. (٣) الجرح والتعديل (٦/ الترجمة ٤٢١). (٤) الكامل في الضعفاء (٤/ ١٦٤٨). (٥) مسند الشافعي (٣٦١) وليس فيه قول علي بن الحسين بأن القائل هو الخضر. (٦) العلل (٢/ ١٩٨)، والجرح والتعديل لابن أبي حاتم (٧/ الترجمة ٦٤٣). (٧) هذا نقله من الميزان للذهبي (٣/ ٣٧٢)، ولم نقف على ذلك فى تاريخ الدوري (٢/ ٤٨١) وسؤالات ابن الجنيد (الترجمة ٢١٧)، بل فيهما: ليس بشيء. (٨) الخبر في مختصر تاريخ دمشق (٨/ ٦٥).

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