Les califes dont la durée de règne fut plus longue que celle d’An-Nāṣir l’umayyade, car celui-ci resta cinquante ans, à l’exception d’al-Mustanṣir fils d’[al-Ẓāhir b.] (1), le calife fatimide d’Égypte, qui régna soixante ans, comme il sera expliqué en son lieu.
[Parmi ceux qui décédèrent cette année parmi les notables]
Abū Sahl ibn Ziyād al-Qaṭṭān (2), Aḥmad ibn Muḥammad ibn ‘Abd Allāh ibn Ziyād, surnommé Abū Sahl al-Qaṭṭān. Il jouissait d’une grande fiabilité et était un excellent mémorisateur. Il récitait fréquemment le Coran et en extrayait finement les sens. Ainsi, il se fonda sur la parole divine : « Ô vous qui avez cru ! Ne soyez pas comme ceux qui ont mécru et qui ont dit au sujet de leurs frères, lorsqu’ils voyagent sur terre ou qu’ils partent en expédition : “S’ils étaient restés avec nous, ils ne seraient pas morts et n’auraient pas été tués.” » (Al ‘Imrān, 3 : 156) pour conclure à l’excommunication des mu‘tazilites.
Ismā‘īl ibn ‘Alī ibn Ismā‘īl (3) ibn Bayān, [Abū Muḥammad] (4), al-Khuṭabī, entendit le ḥadīth de al-Ḥārith ibn Abī Usāma, ‘Abd Allāh ibn Aḥmad, al-Kudaymī et d’autres. Ad-Dāraquṭnī et d’autres savants du ḥadīth rapportèrent également de lui. Il était digne de confiance, mémorisateur, vertueux et noble, et connaissait les époques et les califes. Il rédigea une chronique classée par années. C’était un homme de lettres, intelligent, judicieux et sincère. Il mourut en Jumādā al-Ākhirah de cette même année, à l’âge de quatre-vingt-un ans, qu’Allāh lui fasse miséricorde.
Aḥmad ibn Muḥammad ibn Sa‘īd (5) ibn ‘Ubayd Allāh (6) ibn Aḥmad ibn Muḥammad ibn Sa‘īd ibn Abī Maryam, Abū Bakr, al-Qurashī, al-Warrāq, connu sous le nom d’Ibn Fuṭays, avait une belle écriture et jouissait d’une grande renommée en la matière. Il transcrivait les ḥadīths pour Ibn Jawṣā (7). Ibn ‘Asākir l’a mentionné et situe sa mort au deuxième jour de Shawwāl de cette année (8).