C’est ainsi qu’Abû al-Faraj Ibn al-Jawzî l’a traduit dans son « Muntazam » (1), mot pour mot.
‘Abd al-Wâhid ibn ‘Umar ibn Muhammad (2) ibn Abî Hâshim : il était l’un des plus érudits dans les différentes lectures du Coran et leurs variantes. Il composa plusieurs ouvrages sur ce sujet. C’était un homme intègre (3) et pieux. Il recueillit la transmission auprès d’Ibn Mujâhid et d’Abû Bakr ibn Abî Dâwud, tandis qu’Abû al-Hasan ibn al-Hammâmî reçut la sienne de lui. Il mourut au mois de Shawwâl de cette année et fut enterré au cimetière d’al-Khayzarân.
Abû Ahmad al-‘Assâl al-Hâfiẓ (4), Muḥammad ibn Aḥmad ibn Ibrâhîm ibn Sulaymân ibn Muḥammad, Abû Aḥmad al-‘Assâl al-Aṣbahânî, fut l’un des grands maîtres de la science du ḥadîth et l’un des plus éminents savants. Il étudia et transmit le ḥadîth. Ibn Mandah a déclaré : « J’ai recueilli la transmission auprès de mille maîtres, et je n’ai vu personne de plus compétent qu’Abû Aḥmad al-‘Assâl. » Il mourut au mois de Ramaḍân de la même année.
[Puis arriva l’année trois cent cinquante]
Au mois de Muḥarram de cette année-là, Mu‘izz al-Dawla ibn Būyah tomba malade d’une rétention urinaire, ce qui le plongea dans l’anxiété. Il réunit alors son chambellan Subuktikîn et son vizir al-Muhallabî, se réconcilia avec eux et leur recommanda de bien veiller sur son fils Bakhtiyâr. Ensuite, il se rétablit et décida de partir pour al-Ahwâz, estimant que ce qui lui était arrivé (5) provenait de l’air et de l’eau de Bagdad. On lui conseilla cependant de rester sur place et de se faire bâtir une demeure dans la partie haute de la ville, où l’air est plus pur et l’eau plus claire.
Il fit donc construire une maison pour laquelle il dépensa treize millions de dirhams, si bien qu’il dut imposer des sanctions pécuniaires à certains de ses proches. On raconte même qu’il y investit deux millions de dinars. Il mourut avant d’achever la construction et causa, à cette occasion, la destruction de nombreux édifices et monuments de Bagdad. Parmi ceux-ci se trouvaient