Abu Saʿīd ibn Yūnus (1), l’auteur de « Tarikh Miṣr » (Histoire d’Égypte), est ʿAbd al-Raḥmān ibn Aḥmad ibn Yūnus ibn ʿAbd al-Aʿlā, al-Ṣadafī (2), historien égyptien. C’était un grand mémorisateur, abondamment versé dans la connaissance de l’histoire et des époques des peuples. Il a laissé une œuvre historique utile [de qualité] (3) pour les habitants d’Égypte comme pour ceux qui s’y rendaient. Il eut un fils nommé Abū al-Ḥasan ʿAlī (4), qui était astronome et compila un zīj (table astronomique) de référence pour les spécialistes de ce domaine, à l’image de la fiabilité que les traditionnistes attachaient aux propos de son père, à ses récits historiques et à ses transmissions. Al-Ṣadafī (5) naquit en l’an 281 (de l’Hégire) et mourut cette année, le lundi 26 Jumādā al-Ākhira, au Caire – que Dieu lui accorde Sa miséricorde.
Ibn Darastawayh (6) le grammairien (7), ʿAbd Allāh ibn Jaʿfar ibn Darastawayh ibn al-Marzubān, Abū Muḥammad, était un grammairien d’origine persane. Il s’installa à Bagdad et étudia auprès de ʿAbbās al-Dūrī, Ibn Qutayba et al-Mubarrad. Al-Dāraquṭnī et d’autres maîtres du ḥadīth recueillirent également son enseignement. Plusieurs personnalités lui ont rendu hommage, dont Abū ʿAbd Allāh ibn Mandah. Il mourut au mois de Ṣafar de cette même année. Le juge Ibn Khallikān mentionne qu’il composa de nombreux ouvrages utiles liés à la langue, à la grammaire et à d’autres domaines (8).
Muḥammad ibn al-Ḥasan (9) ibn ʿAbd Allāh ibn ʿAlī ibn Muḥammad ibn ʿAbd al-Malik ibn Abī al-Shawārib, Abū al-Ḥasan, appartenait à la branche quraychite umayyade et exerçait la fonction de juge de Bagdad. Il avait de bonnes manières et manifestait un grand intérêt pour l’étude du ḥadīth. Malgré cela, on l’accusait de recevoir des pots-de-vin dans le cadre de ses jugements et de ses nominations. Dieu est le plus Savant.