Parmi ceux des notables qui décédèrent cette année :
• ʿUthmān ibn Aḥmad (1) ibn ʿAbd Allāh ibn Yazīd, Abū ʿAmr ad-Daqqāq, connu sous le nom d’Ibn as-Sammāk. Il transmit (des traditions) de Ḥanbal ibn Isḥāq et d’autres, et ad-Dāraquṭnī, entre autres, transmit de lui. Il était une autorité fiable et digne de confiance. Il recopia de nombreuse œuvres de sa propre main. Il mourut en Rabīʿ al-Awwal de cette année et fut inhumé au cimetière de Bāb at-Tibn. Cinquante mille personnes assistèrent à ses funérailles.
• Muḥammad ibn Aḥmad ibn Muḥammad ibn Aḥmad (2), Abū Jaʿfar al-Qāḍī, as-Simnānī. Né en l’an 261 (3), il résida à Bagdad et y transmit des traditions. Il était digne de confiance, érudit, généreux, bon orateur, et de l’école irakienne. Sa demeure était un lieu de rassemblement pour les savants. Il fut ensuite nommé juge à al-Mawṣil, où il décéda cette même année, au mois de Rabīʿ al-Awwal.
• Muḥammad ibn Aḥmad ibn Buṭṭa ibn Isḥāq al-Aṣfahānī (4), Abū ʿAbd Allāh. Il vécut à Neyšābūr, puis retourna à Iṣfahān. Il ne s’agit pas ici de l’Abū ʿAbd Allāh ibn Baṭṭa al-ʿAkbarī (5). Le premier précède le second ; il fut le maître d’aṭ-Ṭabarānī, tandis que l’autre, Ibn Baṭṭa, reçut la transmission de aṭ-Ṭabarānī. Dans le nom Buṭṭa, la lettre « b » est vocalisée avec ḍamma (u), tandis que le faqīh ḥanbalite prononçait la sienne avec fatḥa (a). Quant au grand-père de ce dernier, Buṭṭa ibn Isḥāq Abū Saʿīd, il fut également un spécialiste du ḥadīth. Ibn al-Jawzī l’a mentionné dans son « al-Muntaẓim » (6).
• Muḥammad ibn Muḥammad ibn Yūsuf ibn al-Ḥajjāj (7), Abū an-Naẓr, le juriste, at-Ṭūsī. Il était un jurisconsulte érudit et digne de confiance, très pieux, qui jeûnait le jour et priait la nuit. Il donnait en aumône ce qui dépassait le strict nécessaire et prônait la vertu.