En cette même année eut lieu la mort de Mansur ibn Qaratikin, commandant des armées khorassaniennes au nom de l’émir Nuh as-Samani, des suites d’une maladie qui le frappa. On raconte aussi qu’il périt pour avoir consommé du vin de manière continue plusieurs jours durant, et qu’après son décès, Abu ‘Ali ibn al-Muhtaj fut nommé à la tête de ces armées.
Az-Zajjâjî, auteur de «al-Jumal»(1), est Abû al-Qâsim ‘Abd ar-Rahmân ibn Is’hâq, grammairien, originaire de Bagdad et établi ensuite à Damas. Il composa «al-Jumal»(2) en grammaire, un ouvrage utile et très profitable, qu’il rédigea à La Mecque après chaque tour rituel autour de la Ka‘ba, priant Dieu d’en faire bénéficier la communauté. Il apprit la grammaire auprès de Muhammad ibn al-‘Abbâs al-Yazîdî, d’Abû Bakr ibn Durayd et d’Ibn al-Anbârî. Il mourut au mois de Rajab de l’an 307 de l’Hégire – selon d’autres sources en 309 ou en 340 –, certains soutenant qu’il décéda à Damas, d’autres à Tibériade(3). «Al-Jumal» fit l’objet de nombreux commentaires, parmi lesquels celui d’Ibn ‘Asfûr est considéré comme l’un des plus complets et bénéfiques.
[Puis arriva l’année 341 de l’Hégire]
Durant celle-ci, les Byzantins prirent Sâruj(4), massacrèrent ses habitants et démolirent ses mosquées. Ibn al-Athîr rapporte qu’au cours de cette année, Yûsuf ibn Wajîh, maître d’Oman, se tourna vers Bassora, mais al-Muhallabî l’en empêcha, comme mentionné précédemment(5). Le même auteur relate que, cette année-là, Mu‘izz ad-Dawla reprocha à son vizir certaines fautes, le fit fouetter de cent cinquante coups, sans toutefois le révoquer, mais en le plaçant sous surveillance(6).
Au cours de cette période également, un conflit opposa les Égyptiens aux Irakiens à La Mecque : on prononça d’abord la khutba au nom du souverain d’Égypte, puis les Irakiens l’emportèrent et la firent prononcer en l’honneur de Rukn ad-Dawla ibn Bûwayh(7).
Et cette même année, on note la mort du Mansûr fâtimide(8), Abû Tâhir Ismâ‘îl ibn al-Qâ’im bi-Amr Allâh [Abî] al-Qâsim [Muhammad] ibn