«Al-Mansûkh» et «Commentaire des vers de Sîbawayh» figurent parmi ses ouvrages, auxquels nul autre ne saurait se comparer. Il rédigea également un commentaire sur les Muʿallaqât et les dix recueils de poésie, entre autres travaux. Il transmit le ḥadith d’Abû ʿAbd ar-Raḥmân an-Nasâ’î. Il était extrêmement avare, mais les gens bénéficièrent de son savoir – qu’Allah lui fasse miséricorde.
Cette même année eut lieu le décès du calife al-Mustakfî billâh(1), ʿAbd Allâh ibn ʿAlî al-Muktafî billâh. Il avait régné un an, quatre mois et deux jours, avant d’être destitué et d’avoir les yeux crevés, comme déjà mentionné(2). Il mourut cette année-là, détenu dans sa demeure, à l’âge de quarante-six ans et deux mois.
ʿAlî ibn Ḥamshâd(3) ibn Sakhtowayh(4) ibn Naṣr, Abû al-Ḥasan al-Muʿaddil, fut le grand spécialiste du ḥadith de son époque à Neyshâbûr. Il voyagea dans plusieurs contrées, entendit de nombreux ḥadith, enseigna, compila un «Musnad» de quatre cents fascicules et composa d’autres ouvrages encore, en faisant preuve d’une remarquable maîtrise et d’une parfaite mémorisation, accompagnées d’une grande dévotion, d’une attitude irréprochable et de la crainte d’Allah(– Exalté soit-Il –). L’un de ses contemporains(5) déclara : «Je l’ai fréquenté en voyage comme en résidence et j’ignore que les anges lui aient jamais inscrit le moindre péché(6).» Il rédigea également un tafsîr (commentaire coranique) en plus de deux cents fascicules. Il entra aux bains publics sans être malade et y mourut subitement le vendredi 14 Shawwâl de cette même année – qu’Allah lui fasse miséricorde.
ʿAlî ibn Muḥammad ibn Aḥmad(7) ibn al-Ḥasan, Abû al-Ḥasan, le prédicateur bagdadien, partit ensuite pour l’Égypte, où il résida jusqu’à y être surnommé «al-Miṣrî» (l’Égyptien). Puis il revint à Bagdad, après avoir entendu maints récits. Ad-Dâraquṭnî et d’autres recueillirent eux aussi ses transmissions. Il tenait des assemblées de prêche auxquelles assistaient hommes et femmes. Il parlait voilé afin que les femmes ne puissent contempler sa beauté et son charme. Abû Bakr an-Naqqâsh(8) assista un jour à son sermon en se dissimulant, et lorsqu’il l’entendit discourir, il se leva, se révéla et s’exclama : «Après toi, conter est illicite !»