Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Il usait fréquemment de tromperie en se réclamant de cheikhs qu’il n’avait pas rencontrés. Il mourut cette année-là à l’âge de cent sept ans. Qu’Allah lui accorde Sa miséricorde.

Muhammad ibn Muẓaffar ibn ʿUbayd (1), connu sous le nom d’Abū an-Najā al-Farḍī le non-voyant, était un juriste de l’école mālikite. Il composa un ouvrage de fiqh selon le madhhab de Mālik, de même que de rares traités sur les lois successorales (farāʾiḍ). C’était un homme de lettres, intelligent, vertueux et avisé. Qu’Allah lui fasse miséricorde.

Puis vint l’année 338 (de l’Hégire). Au mois de Rabīʿ al-Awwal, un trouble [fitna] (2) éclata entre les chiites et les sunnites, et le quartier d’al-Karkh fut pillé.

En Jumādā al-Ākhira, le juge Abū as-Sāʾib ʿUtba ibn ʿUbayd Allāh al-Hamadānī reçut la dignité de « qāḍī al-quḍāt » (juge des juges).

Cette même année, un homme nommé ʿImrān ibn Shāhīn, qui avait encouru certaines peines, s’enfuit du pouvoir vers la région des marais (al-Baṭāʾiḥ). Il vécut de la chasse au poisson et aux oiseaux, puis un grand nombre de pêcheurs et de brigands se rallia à lui, renforçant sa position. Abū al-Qāsim ibn al-Barīdī l’employa pour collecter l’impôt dans quelques-unes de ces contrées, tandis que Muʿizz ad-Dawla ibn Būyah envoya une armée menée par son vizir Abū Jaʿfar aṣ-Ṣaymarī. Le vizir fut battu, mais un événement survint qui le détourna de cette affaire : la mort de ʿImād ad-Dawla ibn Būyah (3).

ʿImād ad-Dawla – Abū al-Ḥasan ʿAlī ibn Būyah – était l’aîné des fils de Būyah, et le premier à avoir exercé le pouvoir parmi eux. Il était réfléchi, avisé, menait une bonne administration et possédait une forte personnalité. Il commença à apparaître sur la scène politique en l’an 322 (de l’Hégire), comme nous l’avons mentionné (4). Cette année-là, les maladies s’aggravèrent pour lui, la douleur se répéta, et il sentit sa fin approcher ; ni la puissance de son royaume, ni la grande quantité d’or et d’hommes – Daylamites et Turcs – dont il disposait ne purent le libérer de son destin. Il n’avait pas de fils (5), si bien qu’il dépêcha un messager à son frère Rukn ad-Dawla pour lui demander d’envoyer son fils ʿAḍud ad-Dawla, afin de le désigner

(1) Al-Muntaẓam (6/363). (2) Entre deux sièges, ce n'est pas dans (H), et confirmé dans (B). (3) Al-Muntaẓam (6/365), al-Kāmil (8/264) et suivants, Wafayāt al-Aʿyān (3/399-400), al-ʿIbar (2/247), Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (15/402-403), Mirʾāt al-Jinān (2/326-327), al-Nujūm al-Zāhira (3/299-300), Shudhūr al-Dhahab (2/346-347). (4) Voir les événements de l’année 321 H. (5) Dans (Ṭ) : Il ne lui a été d’aucune utilité ni ne lui a été ôté par la volonté de Dieu ce qu’il possède en biens, royaume, multitude d’hommes et de richesses, ni son armée face aux Daylamites, Turcs et étrangers, malgré leur grand nombre et leurs préparatifs ; au contraire, ils l’ont abandonné alors qu’il avait le plus besoin d’eux. Gloire à Dieu, le Roi Tout-Puissant et Omniscient ! Et il n’a pas eu de fils mâle...
كان كثير التدليس عن المشايخ الذين لم يلقهم، وتوفي في هذه السنة عن مئة وسبع سنين، سامحه الله. محمد بن مظفر بن عبيد (١) : أبو النَّجا الفرضي الضرير، الفقيه المالكي. له كتاب في الفِقْه على مذهب مالك، وله مصنَّفاتٌ في الفرائض قليلة النظير، وكان أديبًا فَهِمًا فاضلًا حاذقًا، (رحمه الله) . ثم دخلت سنة ثمانٍ وثلاثين وثلاثمئة في ربيع الأول منها وقعت [فتنة] (٢) بين الشِّيعة وأهل السُّنَّة، ونُهبت الكَرْخ. وفي جمادى الآخرة تقلَّد القاضي أبو السَّائب عُتْبة بن عبيد الله الهَمَذاني قضاء القضاة. وفيها خرج رجلٌ يقال له عِمْران بن شاهين كان قد استوجب بعض العقوبات، فهرب من السُّلْطان إلى ناحية البطائح، فكان يقتات ما يصيده من السمك والطُّيور، والتفَّ عليه خَلْقٌ من الصَّيادين وقُطَّاع الطريق، فقويت شوكته، واستعمله أبو القاسم بن البَرِيدي على جباية بعض تلك النواحي، وأرسل إليه معز الدولة بن بويه جيشًا مع وزيره أبي جعفر الصَّيْمري، فَهُزِمَ الوزيرُ، لكنه دهمه أمر اشتغل به عنه، وذلك وفاة: عماد الدولة بن بُوَيْه (٣) وهو أبو الحسن عليُّ بن بويه أكبر أولاد بويه، وأول من تملَّك منهم، وكان عاقلًا حازمًا، جيِّد السيرة، رئيسًا في نفسه. كان أول ظهوره في سنة ثنتين وعشرين وثلاثمئة كما ذكرنا (٤) . فلما كان في هذا العام قويت عليه الأسقام، وتواترت لديه الآلام، فأحسَّ من نفسه بالهلاك، ولم يعادل ما هو فيه من الملك، وكثرة الأموال والرجال، من الدَّيالم والأتراك، ولم يحصلوا له الفكاك. ولم يكن له ولد ذكر (٥) ، فأرسل إلى أخيه ركن الدولة يستدعي إليه ولدَه عَضُدَ الدولة، ليجعله
(١) المنتظم (٦/ ٣٦٣). (٢) ما بين حاصرتين ليس في (ح)، والمثبت من (ب). (٣) المنتظم (٦/ ٣٦٥) الكامل (٨/ ٢٦٤) وما بعدها، وفيات الأعيان (٣/ ٣٩٩ - ٤٠٠) العبر (٢/ ٢٤٧) سير أعلام النبلاء (١٥/ ٤٠٢ - ٤٠٣) مرآة الجنان (٢/ ٣٢٦ - ٣٢٧) النجوم الزاهرة (٣/ ٢٩٩ - ٣٠٠) شذرات الذهب (٢/ ٣٤٦ - ٣٤٧). (٤) انظر حوادث سنة (٣٢١ هـ). (٥) في (ط): ولم يفاده ولا دفع عنه أمر الله ما هو فيه من الأموال والملك وكثرة الرجال والأموال، ولا رد عنه جيشه من الديالم والأتراك والأعجام، مع كثرة العَدَد والعُدَد، بل تخلوا عنه أحوج ما كان إليهم، فسبحان اللّه الملك القادر القاهر العلام، ولم يكن له ولد ذكر ..

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