Au cours de cette année, Rukn ad-Dawla s’empara des provinces du Ṭabaristān et de Ġurǧān, qu’il arracha des mains de Wašmkīr, frère de Mardāwīǧ, roi des Daylamites. Wašmkīr se rendit alors au Ḫurāsān pour solliciter l’aide de son gouverneur.
[Parmi les notables décédés cette année]
Abū l-Ḥusayn ibn al-Munādī (1)
Aḥmad ibn Jaʿfar ibn Muḥammad ibn ʿUbayd Allāh ibn Yazīd : Abū l-Ḥusayn ibn al-Munādī. Il écouta (des transmissions) de son grand-père, de ʿAbbās ad-Dūrī, et de Muḥammad ibn Isḥāq aṣ-Ṣāġānī. Il était digne de confiance, intègre, irréprochable et véridique. Il composa de nombreux ouvrages et rassembla une abondance de connaissances, mais les gens n’en entendirent qu’une partie en raison de la rudesse de son caractère. Le dernier à avoir transmis de lui fut Muḥammad ibn Fāris al-Ġūrī (2).
Ibn al-Ǧawzī rapporte d’Abū Yūsuf al-Qazwīnī qu’il a dit : « Abū l-Ḥusayn ibn al-Munādī a rédigé sur les sciences du Coran quatre cents ouvrages et plus de quarante livres supplémentaires ; on ne trouve pas de fioritures dans sa parole, bien au contraire, elle est épurée. Il alliait la transmission (riwāya) et la compréhension (dirāya) (3). »
Ibn al-Ǧawzī a également déclaré : « Quiconque a consulté ses ouvrages a pu reconnaître sa valeur et l’étendue de son savoir, et y a découvert des informations qu’on ne trouve pas dans d’autres livres (4). »
Il mourut durant Muḥarram de cette année, à l’âge de quatre-vingts ans.
Aṣ-Ṣūlī (5)
Muḥammad ibn Yaḥyā ibn ʿAbd Allāh ibn al-ʿAbbās ibn Muḥammad ibn Ṣūl : Abū Bakr aṣ-Ṣūlī.
Il était l’un des savants maîtres de plusieurs disciplines littéraires, remarquable connaisseur de l’histoire des rois, des époques des califes, des hauts faits des notables et des classes de poètes.