Ibn al-Athîr a dit : Parmi ceux qui décédèrent cette année, on compte Abû Bakr Muḥammad b. [Yaḥyâ b.] b. ‘Abd Allâh b. al-‘Abbâs b. [Muḥammad b.] Ṣûl aṣ-Ṣûlî, qui était un érudit maîtrisant les arts littéraires et les récits (1). Ibn al-Jawzî ne le mentionne toutefois que dans l’année suivante, comme cela apparaîtra (2).
Abû al-‘Abbâs ibn al-Qâṣṣ (3), Aḥmad b. Abî Aḥmad aṭ-Ṭabarî, le jurisconsulte shafi‘ite et disciple d’Ibn Surayj, est l’auteur du « Kitâb at-Talkhîṣ » et du « Kitâb al-Miftâḥ » – ce dernier étant un abrégé (4) – que Abû ‘Abd Allâh al-Khatan (5) et Abû ‘Alî as-Sinjî (6) ont également commenté. Son père narrait aux gens des récits et des traditions, et lui-même fut nommé juge à Ṭarṣûs. Il prêchait aussi, et un jour, sa profonde piété le fit s’évanouir ; il mourut en l’an 335.
Puis arriva l’année 336. Cette année-là, Mu‘izz ad-Dawla et al-Muṭî‘ lillâh quittèrent Bagdad pour Baṣra, qu’ils reprirent des mains d’Abû al-Qâsim ibn al-Barîdî. Celui-ci s’enfuit avec la plupart de ses partisans, et Mu‘izz ad-Dawla s’empara de la ville. Il envoya alors des menaces aux Qarmates, les avertissant de son intention de conquérir leurs territoires. En outre, il augmenta les terres du calife en y adjoignant des biens rapportant deux cent mille dinars par an.
Ensuite, Mu‘izz ad-Dawla se rendit à al-Ahwâz pour accueillir son frère ‘Imâd ad-Dawla : il embrassa le sol devant lui tout en restant debout, malgré l’insistance de son frère pour qu’il s’asseye. Mu‘izz ad-Dawla revint ensuite à Bagdad, suivi du calife, et la situation s’y stabilisa de façon satisfaisante.