Abu l-Hasan al-Ashʿarî (1) : Ibn al-Jawzî rapporte, dans son ouvrage « Al-Muntazam », la mort d’al-Ashʿarî cette année-là et discute à son sujet, le dénigrant selon l’habitude des hanbalites, qui critiquent les ashʿarites aussi bien dans l’ancien temps qu’à l’époque contemporaine. Il mentionne qu’al-Ashʿarî est né en l’an 260 de l’Hégire, qu’il est décédé en 331, qu’il fut le disciple d’al-Jubbâʾî pendant quarante ans avant de s’en détourner, et qu’il mourut à Bagdad, où il fut inhumé à Mashraʿat ar-Rawâyâ (2).
Muhammad ibn Aḥmad ibn Yaʿqūb ibn Shaybba (3) ibn aṣ-Ṣalt : as-Sadūsî, leur affranchi, Abū Bakr. Il entendit (des hadiths) de son grand-père, de ʿAbbâs ad-Dūrî et d’autres encore. Abū ʿUmar (4) ibn Mahdî transmit également de lui. Il était jugé digne de confiance.
Al-Khaṭīb rapporte que le père de ce Muhammad, à sa naissance, consulta des astrologues pour établir son horoscope. Ils calculèrent son âge [et dirent : « Il vivra tant et tant d’années »] (5). Son père prépara alors une jarre (6) [dans laquelle il déposait] (7) chaque jour un dinar. Puis il lui prépara une seconde jarre pour la même raison, puis une troisième, de sorte que chaque journée équivalait à trois dinars. Toutefois, cela n’eut aucune utilité : il finit par tomber dans la pauvreté, au point de solliciter l’aumône auprès des gens. Il assistait aux séances d’écoute (samāʿ) sans vêtement de bas, et les membres de l’assemblée faisaient l’aumône pour lui afin de subvenir à ses besoins (8). Heureux est celui que Dieu a comblé de Sa grâce.
Muḥammad ibn Makhlad ibn Ḥafṣ (9) : Abū ʿUmar (10) ad-Dūrî (11), l’attār. Il habitait ad-Dūr, un quartier situé à l’extrémité de Bagdad.