Il est rapporté de Mumshâd (1) qu’il vit Abû al-Hasan as-Sâigh prier dans le désert sous une chaleur torride, alors qu’un aigle avait déployé son aile pour le protéger de la chaleur.
Ibn al-Athîr a dit : « En cette année, mourut [Abû al-Hasan] (2) ‘Alî ibn Ismâ‘îl al-Ash‘arî, le théologien, fondateur de la doctrine célèbre. Il naquit en l’an 260 et descendait d’Abû Mûsâ al-Ash‘arî. »
J’ai dit : « Il est correct qu’al-Ash‘arî mourut en l’an 324, comme évoqué précédemment (3). »
Il (Ibn al-Athîr) poursuivit : « Cette année également mourut Muhammad ibn Yûsuf ibn an-Nadr, al-Harawî, le juriste shaféite (4). Né en l’an 229, il avait étudié auprès d’al-Rabî‘ ibn Sulaymân, disciple de l’imam ash-Shâfi‘î. »
J’ai dit : « Cette même année, moururent aussi Abû Hâmid ibn Bilâl (5), Zakariyyâ ibn Ahmad al-Balkhî (6), ‘Abd al-Ghâfir ibn Salâmah al-Hâfiẓ (7), Muhammad ibn Râ’iq l’émir (8), et le shaykh Abû Sâlih Mufliḥ al-Ḥanbalî, fondateur de la dotation pour la mosquée d’Abû Sâlih à l’extérieur de la porte orientale de Damas. Il fut gratifié de miracles, d’états spirituels et de stations (maqâmât). »
Biographie d’Abû Sâlih ad-Dimashqî (9), à qui est attribuée la mosquée située à l’extérieur de la porte orientale de Damas : il s’agit de Mufliḥ ibn ‘Abd Allâh, Abû Sâlih le dévot. Il fut le compagnon du shaykh Abû Bakr Muhammad ibn Sayyid Ḥamdawayh ad-Dimashqî, dont il reçut l’enseignement, et il transmit à son tour à al-Muwaḥḥid ibn Isḥâq ibn al-Barrî, Abû al-Ḥasan ‘Alî ibn al-Qujjah, responsable de la mosquée, ainsi qu’à Abû Bakr Muhammad ibn Dâwûd ad-Daynûrî ad-Duqqî.
L’historien Ibn ‘Asâkir rapporta, par la chaîne de transmission d’ad-Duqqî, ce qui suit de la part du shaykh Abû Sâlih : « Je parcourais la montagne d’al-Lukâm à la recherche d’ascètes, lorsque je passai devant un homme assis sur un rocher, la tête baissée. Je lui dis : “Que fais-tu ici ?” Il me répondit : “Je regarde.” »