Il voyagea en Irak, en Syrie (Cham) et en Égypte, puis s’établit à Bagdad. Il transmit des traditions d’après Muḥammad ibn Yaḥyā adh-Dhuhlī, ʿAbbās ad-Dūrī et bien d’autres. Ad-Dāraquṭnī et plus d’un expert parmi les mémorisateurs (ḥuّffāẓ) rapportèrent également de lui.
Ad-Dāraquṭnī déclara : « Nous n’avons jamais vu parmi nos maîtres quelqu’un qui ait mieux mémorisé les chaînes de transmission (isnād) et les textes (matn). Il était aussi le plus érudit en jurisprudence parmi eux. Il s’est assis (pour étudier) avec al-Muzanī et ar-Rabīʿ. »
Abū ʿAbd Allāh ibn Baṭṭa (1) a dit : « Nous assistions à l’assemblée (majlis) d’Ibn Ziyād, et l’on estimait à trente mille (2) ceux qui venaient avec leurs encriers. »
Al-Khaṭīb a rapporté : « Abū Saʿd al-Mālīnī nous informa. Il tenait cela de Yūsuf ibn ʿUmar ibn Masrūr [qui déclara] : “J’ai entendu Abū Bakr ibn Ziyād an-Nīsābūrī dire : ‘Je connais quelqu’un qui, durant quarante ans, passait ses nuits en prière et ne dormait qu’en restant à genoux. Il se nourrissait chaque jour de cinq grains seulement et priait la prière de l’aube avec les ablutions de la prière du soir. Puis il spécifiait : « Cet homme, c’est moi, et tout cela avant que je ne connaisse Umm ʿAbd ar-Raḥmān. Que puis-je dire de celui qui m’a marié ! » Ensuite il ajouta : « Il n’a recherché que le bien. » (3)’” »
Il mourut cette même année, à l’âge de quatre-vingt-six ans.
ʿAffān ibn Sulaymān (4) ibn Ayyūb, connu sous le nom d’Abū l-Ḥasan le marchand, demeura en Égypte et y légua plusieurs fondations pieuses (awqāf) très fructueuses au profit des gens du ḥadīth et pour la descendance des Dix (– qu'Allah soit satisfait d'elle –). Il était un commerçant aisé, dont le témoignage était reçu par les juges. Il mourut au mois de Shaʿbān (5) de cette année.
Abū l-Ḥasan al-Ashʿarī (6), ʿAlī ibn Ismāʿīl ibn Abī Bishr Isḥāq ibn Sālim ibn Ismāʿīl ibn ʿAbd Allāh ibn Mūsā ibn Bilāl ibn Abī Burdah ibn Abī Mūsā ʿAbd Allāh ibn Qays al-Ashʿarī.