Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Abou al-Hasan, connu sous le nom de Jahza, était un excellent poète, un lettré chroniqueur, doué dans diverse sciences et dans la narration d’anecdotes spontanées. Il chantait également avec talent.

Parmi ses vers, on trouve :
« La vie a proclamé son propre sort :
“Si seulement quelqu’un, en ce monde, voulait entendre !
Combien de personnes confiantes dans leur longévité ai-je ensevelies,
Et combien d’accumulateurs ai-je dispersé ce qu’ils rassemblaient !” »
(1)

Un roi lui accorda un billet destiné à un changeur afin qu’il lui fournisse une somme d’argent, mais il ne reçut rien de cet ordre. Il écrivit alors au roi pour lui exposer la situation :
« Si vos dons ne sont que des billets
Tracés par vos doigts et vos paumes,
Et que ces billets ne me servent à rien,
Prenez donc ma propre écriture pour un million ! »
(2)

Dans l’un de ses poèmes, il invective un ami et le dénonce pour son extrême avarice et sa cupidité :
« Nous avons un compagnon, le plus éminent des hommes dans l’art de l’avarice,
Le meilleur en la matière, sans posséder la moindre vertu.

Il m’a convié, comme un ami invite son ami,
Et je suis venu, comme on se rend chez son semblable.

Mais lorsque nous nous sommes assis pour déjeuner, je l’ai vu
Considérant que ce que je mangeais était comme arraché à ses propres membres.

Parfois, il entrait en fureur et injuriait son serviteur,
Et je savais que sa colère et ses insultes m’étaient destinées.

J’avançais la main discrètement pour saisir une bouchée,
Mais il me regardait de travers et je m’amusais alors à trifouiller les herbes.

Jusqu’à ce que ma main commît une bévue fatale pour moi :
Car la faim m’avait fait perdre toute raison.

Ma main se dirigea vers la patte d’un poulet,
Mais, en la tirant, ma main a, tout autant, entraîné ma jambe. »
(4)

Et parmi ses vers les plus puissants et éloquents :
« Vous êtes partis, et que de soupirs, après maints gémissements,
Ont révélé aux gens l’étendue de ma peine pour vous ! »

= (2/241 - 282) Wafayāt al-Aʿyān (1/133 - 134) Al-ʿIbar (2/201) Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (15/221 - 222) Al-Wāfī bil-Wafayāt (6/286 - 289) Mirʾāt al-Jinān (2/288) Lisān al-Mīzān (1/146) Al-Nujūm al-Zāhira (3/250 - 251). De plus, le Dr Muzhir al-Sūdānī a écrit un ouvrage intitulé « Ǧaḥẓat al-Barmakī », publié à Najaf en 1977. (1) Dans (ṭ): Kam ʾAmal Khaibta ʾĀmālahu, et les deux vers se trouvent dans Tārīkh Baghdād (4/66), Al-Muntaẓam (6/284), et Maʿǧam al-Adabāʾ (2/243 - 244). (2) Les deux vers figurent dans Tārīkh Baghdād (4/68), Muḥāḍarāt al-Adabāʾ (1/270), Al-Muntaẓam (6/284) et Maʿǧam al-Adabāʾ (2/244 - 245). Il y a un déplacement d’ordre dans le premier vers du second couplet ainsi qu’une variation dans sa terminaison, avec des différences de formulations. (3) Dans (ṭ) : on l’appelle « Faḍl » alors qu’il ne porte pas ce titre. (4) Ces vers sont également attribués à Abū Kashājim. Voir Ǧaḥẓat al-Barmakī (257 - 258) et Al-Muntaẓam (6/285 - 286).
أبو الحسن، النَّديم المعروف بجَحْظة، الشَّاعر الماهر، الأديب الأخباري، ذو الفنون في العلوم والنَّوادر الحاضرة، وكان جَيِّد الغناء. ومن شعره: قد نادَتِ الدُّنيا على نَفْسِها … لو كانَ في العالم منْ يَسْمعُ كم واثقٍ في العمر وارَيْتُه … وجامعٍ بدَّدْتُ ما يَجْمَعُ (١) وكتب له بعض الملوك رُقْعَةً على صيرفي بمالٍ أطلقه له، فلم يتحصل منها على شيء، فكتب إلى الملك يذكر له صورة الحال: إذا كانتْ صِلاتُكُم رِقاعًا … تُخَطَّطُ بالأنامِلِ والأكُفِّ ولم تُجْدِ الرِّقَاعُ عليَّ نَفْعًا … فها خَطِّي خُذُوه بألفِ ألفِ (٢) ومن شعره يهجو صديقًا له ويذمه على شدَّة بخله وحِرْصه: لنا صاحبٌ من أبرعِ النَّاسِ في البُخْل … وأفضلهم فيه وليسَ بذي فَضْلِ (٣) دعاني كما يدعو الصَّديقُ صديقَهُ … فَجِئتُ كما يأتي إلى مِثْلِه مِثْلي فلمَّا جَلَسْنا للغَداءِ رأيتُهُ … يرى أنَّما منْ بعضِ أعضائِهِ أكلي ويغتاظُ أحيانًا ويشتُمُ عَبْدَهُ … وأعلمُ أنَّ الغيظَ والشَّتْمَ منْ أجلي أمُدُّ يدي سرًّا لآكلَ لُقْمةً … فيلحظني شَزْرًا فأعْبَثُ بالبَقْلِ إلى أنْ جَنَتْ كفِّي لحَيْني جِنايَةً … وذلكَ أنّ الجوعَ أعدَمَتي عَقْلي فأهوتْ يميني نحوَ رِجْلِ دَجَاجَةٍ … فَجُرَّتْ - كما جَرَّتْ يدي رِجْلَها - رِجْلي (٤) ومن قوي شِعْره وجيده قوله: رَحَلْتُمْ فكمْ منْ أنَّةٍ بَعْدَ حنَّةٍ … مبيِّنَةٍ للنَّاسِ حُزْني عليكُمُ
= (٢/ ٢٤١ - ٢٨٢) وفيات الأعيان (١/ ١٣٣ - ١٣٤) العبر (٢/ ٢٠١) سير أعلام النبلاء (١٥/ ٢٢١ - ٢٢٢) الوافي بالوفيات (٦/ ٢٨٦ - ٢٨٩) مرآة الجنان (٢/ ٢٨٨) لسان الميزان (١/ ١٤٦) النجوم الزاهرة (٣/ ٢٥٠ - ٢٥١) وللدكتور مزهر السوداني كتاب "جحظة البرمكي" طبع في النجف سنة (١٩٧٧ م). (١) في (ط): كم آمل خيبت آماله، والبيتان في تاريخ بغداد (٤/ ٦٦) والمنتظم (٦/ ٢٨٤) ومعجم الأدباء (٢/ ٢٤٣ - ٢٤٤). (٢) البيتان في تاريخ بغداد (٤/ ٦٨) ومحاضرات الأدباء (١/ ٢٧٠) والمنتظم (٦/ ٢٨٤) ومعجم الأدباء (٢/ ٢٤٤ - ٢٤٥) وفيه تقديم وتأخير في صدر البيت الثاني وعجزه، مع اختلاف في اللفظ. (٣) في (ط): يسمى بفضل وهو ليس بذي فضل. (٤) تنسب هذه الأبيات أيضًا لأبي كشاجم، انظر جحظة البرمكي (٢٥٧ - ٢٥٨) وانظر المنتظم (٦/ ٢٨٥ - ٢٨٦).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies