Al-Thaʿālibī déclara : « On l’a appelé “Nifṭawayh” en raison de sa laideur et de son teint. »(1)
Ibn Khālawayh dit : « Nous ne connaissons personne d’autre qui s’appelle Ibrāhīm et dont la kunya soit Abū ʿAbd Allāh, si ce n’est lui. »
ʿUbayd Allāh(2) b. ʿAbd al-Ṣamad b. al-Muhtadī bi-llāh(3), Abū ʿAbd Allāh al-Hāshimī al-ʿAbbāsī, transmit (des récits) de Sayyār b. Naṣr al-Ḥalabī et d’autres. Al-Dāraquṭnī et d’autres encore transmirent de lui. Il était digne de confiance, éminent, et jurisconsulte de rite shāfiʿite.
ʿAbd al-Malik b. Muḥammad b. ʿAdī(4), Abū Nuʿaym al-Istirābādhī, également muḥaddith et jurisconsulte shāfiʿite, décéda à l’âge de quatre-vingt-trois ans.
ʿAlī b. al-Faḍl b. Ṭāhir(5) b. Naṣram b. Muḥammad, Abū al-Ḥasan al-Balkhī, faisait partie de ceux qui parcouraient de longues distances pour acquérir le ḥadīth. Il jouissait d’une réputation de fiabilité et de solide mémoire. Il entendit (des récits) d’Abū Ḥātim al-Rāzī(6) et d’autres, et Al-Dāraquṭnī – entre autres – transmit de lui.
Muḥammad b. Aḥmad b. Asad(7), Abū Bakr al-Ḥāfiẓ, surnommé Ibn al-Bustanbān, entendit (des récits) d’al-Zubayr b. Bakkār et d’autres, et Al-Dāraquṭnī – entre autres – transmit de lui. Il vécut au-delà de quatre-vingts ans.
[Ensuite arriva l’an 324 de l’Hégire.]
Cette année-là, les soldats arrivèrent, encerclèrent le palais califal et dirent : « Que le calife al-Rāḍī sorte lui-même et dirige la prière pour les gens. » Il sortit alors vers eux, leur dirigea la prière et prononça le sermon.
Les pages s’emparèrent du vizir Abū ʿAlī b. Muqla et demandèrent au calife de désigner quelqu’un d’autre comme vizir. Le calife leur laissa le choix. Ils choisirent ʿAlī b. ʿĪsā, qui refusa. Il recommanda alors son frère ʿAbd al-Raḥmān b. ʿĪsā, que l’on nomma vizir. La maison d’Abū ʿAlī b. Muqla fut incendiée et on le remit à ʿAbd al-Raḥmān b. ʿĪsā, qui le fit violemment battre et obtint de lui un engagement financier d’un million de dinars.